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30/12/2014

JOUR DE L'AN AU TIBET

Le Nouvel An tibétain ou Losar (lo : année et gsar : nouveau) est l'une des fêtes bouddhistes les plus importantes au Tibet.

 

Le Losar est célébré du premier au troisième jour de la nouvelle année lunaire. En 2015, il débutera le 18 ou 19 février si aucun appel au renoncement des célébrations, en souvenir des Tibétains morts durant les troubles au Tibet en 2008, n'a lieu. (Source : Wikipédia).

 

Nous voici au Nord de l'Himalaya, au Tibet, en chinois : Xizang ou Si-tsang, cette région située dans la partie ouest de la Chine et qui défend ardemment son statut de région autonome.

 

Le Losar est-il fêté au Tibet dans les zones où l'altitude atteint plus de 3 500 m, où le regard se pose sur de hautes chaînes à l'infini : l'Himalaya, large de 300 km en moyenne entre le Tibet et la plaine indo-gangétique ; le Transhimalaya qui borde les plateaux du Tibet ; les Kunlun entre le Tibet et le Qinghai ; les Alpes du Sichuan ; le Pamir qui se partage entre la Chine et le Tadjikistan ; le Karokorum et ses immenses glaciers qui dominent la Chine, l'Inde et le Pakistan ?

 

Quittons les plateaux désertiques pour les hautes vallées orientales, comme celles du Salouen, du Mékong et du Yangzi Jiang, fleuves qui naissent au Tibet, puis dirigeons-nous vers le Sud, dans la haute vallée du Brahmapoutre, un autre fleuve qui voit le jour au Tibet. Nous voici arrivés dans les vallées où la population se concentre. Peut-être, pendant quelques jours, partagerons-nous alors les danses des lamas tibétains...

 

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Fête bouddhiste du Losar

 

BONNE ET HEUREUSE NOUVELLE ANNÉE À TOUS !

19/12/2014

"STANCES" DE JEAN-BAPTISTE ROUSSEAU

  "Stances

Que l'homme est bien, durant sa vie,
Un parfait miroir de douleurs,
Dès qu'il respire, il pleure, il crie
Et semble prévoir ses malheurs.

Dans l'enfance toujours des pleurs,
Un pédant porteur de tristesse,
Des livres de toutes couleurs,
Des châtiments de toute espèce.

L'ardente et fougueuse jeunesse
Le met encore en pire état.
Des créanciers, une maîtresse
Le tourmentent comme un forçat.

Dans l'âge mûr, autre combat,
L'ambition le sollicite,
Richesses, dignités, éclat,
Soins de famille, tout l'agite.
 


Vieux, on le méprise, on l'évite.
Mauvaise humeur, infirmité,
Toux, gravelle, goutte, pituite,
Assiègent sa caducité.

Pour comble de calamité,
Un directeur s'en rend le maître.
Il meurt enfin, peu regretté.
C'était bien la peine de naître !"

(Jean-Baptiste Rousseau)
 

 

 

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                                                "L'Ermite" (1889) de Mikhaïl Nestérov.



 

Jean-Baptiste Rousseau, poète français (1671-1741), héritier de Malherbe et de Boileau, est oublié de nos jours, malgré le succès rencontré de son vivant par ses Cantates et ses Odes.

Le Parlement le condamna au bannissement, en 1712, l'accusant d'avoir distribué sous le manteau des couplets calomnieux, l'Académie française lui ayant préféré l'écrivain et dramaturge Antoine Houdar de La Motte.

Jean-Baptiste Rousseau mourut à Bruxelles, âgé de soixante-dix ans.

12/12/2014

"LE POETE MALHEUREUX" DE NICOLAS GILBERT

   "Le Poète malheureux

......................................................................
Savez-vous quel trésor eût satisfait mon cœur
La gloire : mais la gloire est rebelle au malheur ;
Et le cours de mes maux remonte à ma naissance.
Avant que, dégagé des ombres de l'enfance,
Je pusse voir l'abîme où j'étais descendu,
Père, mère, fortune, oui, j'avais tout perdu.
Du moins l'homme éclairé, prévoyant sa misère,
Enrichit l'avenir de ses travaux présents ;
L'enfant croit qu'il vivra comme a vécu son père,
Et, tranquille, s'endort entre les bras du temps.
La raison luit enfin, quoique tardive à naître.
Surpris, il se réveille, et chargé de revers,
Il se voit, sans appui dans un monde pervers,
Forcé de haïr l'homme, avant de le connaître...
Le Poète languit dans la foule commune,
Et s'il en fut en naissant chargé de l'infortune,
Si l'homme, pour lui seul avare de secours,
Refuse à ses travaux même un juste salaire ;
Que peut-il lui rester ?... Oh ! pardonnez, mon père,
Vous me l'aviez prédit. Je ne vous croyais pas.
Ce qui peut lui rester ? La honte et le trépas.

C'en est donc fait : déjà la perfide espérance
Laisse de mes longs jours vaciller le flambeau ;
À peine il luit encore, et la pâle indigence
M'entrouvre lentement les portes du tombeau.
Mon génie est vaincu ; voyez ce mercenaire,
Qui, marchant à pas lourds dans un sentier scabreux,
Tombe sous son fardeau ; longtemps le malheureux
Se débat sous le poids, lutte, se désespère,
Cherchant au loin des yeux un bras compatissant :
Seul il soutient la masse à demi soulevée ;
Qu'on lui tende la main, et la vie est sauvée.
Nul ne vient, il succombe, il meurt en frémissant :
Tel est mon sort. Bientôt je rejoindrai ma mère,
Et l'ombre de l'oubli va tous deux nous couvrir."
......................................................................... 

(Nicolas Gilbert : Le Poète malheureux.  Extrait)

 

 

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                                              "Le Poète voyageur" de Gustave Moreau. 

05/12/2014

STONEHENGE, SITE MYSTIQUE

Sanctuaire dédié au seul culte solaire ou ensemble monumental en liaison avec l'observation des astres ? Croyances ancestrales ou recherches scientifiques ? Seul le site de Stonehenge, le principal ensemble mégalithique de la Grande-Bretagne (Wiltshire), au Nord de Salisbury, pourrait répondre à ces énigmes, lui qui fut construit en trois étapes : dès la fin du néolithique (vers 2400 av. J.-C.), puis au bronze ancien pour les deux dernières étapes (vers 1900 et 1700 av. J.-C.).


Une datation au carbone 14 indique 1848 av. J.-C. ; cette date correspond à peu près au calcul fait, au début du XXe siècle, par l'astronome anglais sir Joseph Norman Lockyer (1836-1920), spécialiste de la spectroscopie solaire et fondateur de la revue scientifique Nature, en 1869.


Stonehenge, à l'origine, comportait plus d'une centaine de pierres disposées en cercles.  Quarante pierres restent en place formant deux cercles de pierres dressées. Celles du cercle extérieur supportent à leur sommet des pierres transversales ou trilithes.

Mais retournons à l'ère du bronze ancien et observons ce site qui reçoit tout au long des millénaires de nombreux groupes de jeunes attirés par la mystique des lieux. Les pierres étaient "disposées en quatre cercles concentriques. Le cercle extérieur, qui a plus de 30 m de diamètre, était formé par des pierres s'élevant à 4,15 m environ au-dessus du sol et réunies à leur sommet par des linteaux. Des pierres plus petites et isolées constituaient le deuxième cercle. À l'intérieur de ce deuxième cercle, cinq trilithes, composés de blocs de grès colossaux dépassant parfois 7 m au-dessus du sol, accolés deux à deux et surmontés d'un linteau, dessinaient un fer à cheval. Enfin, après un nouveau fer à cheval formé de pierres semblables à celles du deuxième cercle, une longue pierre rectangulaire, qu'on a appelée "pierre de l'autel", était posée sur le sol. On a constaté que les deux fers à cheval de Stonehenge étaient exactement orientés vers l'endroit où le soleil se lève au 21 juin, solstice d'été."

(Bibliographie : Dictionnaire encyclopédique d'Histoire par Michel Mourre. Larousse-Bordas).


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        Stonehenge. Le grand cercle de sarsen vu de l'entrée Nord-Est
             (Photographie de Heinz-Josef Lücking du 6 août 2006).