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20/04/2017

CHARLES BAUDELAIRE

Charles Baudelaire (1821-1867)



"Le jeune Charles Baudelaire était une espèce de dandy dégoûté par le monde et par la société." (Jean d'Ormesson).


Sa vie semble s'intégrer au romantisme le plus traditionnel, mais sa réflexion invente le symbolisme. Il préfère le symbole à l'objet, sa vision de la nature à la nature réelle ; grand critique d'art, il préfère le tableau au modèle.


Un voyage dans l'Océan Indien éveille en lui le goût de l'exotisme. Il découvre dans la nature les "correspondances" : "Les parfums, les couleurs et les sons se répondent". Correspondances qu'il étudie aussi dans les "mouvements" et les rythmes en littérature : Hoffmann, De Quincey, et surtout Edgar Allan Poe dont il traduit l'œuvre, également en peinture avec Delacroix et en musique avec Wagner.



Les Fleurs du mal, grand recueil de poèmes, valent à Baudelaire, en 1857, une condamnation en correctionnelle. Son désir de dissocier l'art et la beauté de la morale et de la vertu n'est pas compris d'autant qu'il cultive le goût de la provocation.


"Baudelaire passe à la postérité avec un seul volume. Les vers faibles n'y manquent pas. Mais d'autres ont une splendeur incomparable et une sorte de magie flotte sur les femmes damnées, les vampires, les divans, les étoffes et les fleurs, les chevelures dénouées, les navires dans les ports." (Jean d'Ormesson).


Il tente de se suicider, la syphilis le conduit à la paralysie totale. L'immense poète déchiré entre la beauté et le spleen, entre Dieu et Satan, meurt à quarante-six ans.

 

(Bibliographie : Une autre histoire de la littérature française par Jean d'Ormesson de l'Académie française, NiL éditions, 1997).

 

(Écrit par Améthyste)

 

 

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                 "Portrait de Baudelaire" par Gustave Courbet.

06/04/2017

ARTHUR RIMBAUD

Arthur Rimbaud (1854-1891)


Adolescent, il étonne ses maîtres par son intelligence brillante, ses dons remarquables pour l'étude, sa virtuosité en vers latins. Les poèmes qu'il compose dès l'âge de seize ans : Le Bal des pendus, Le Bateau ivre, révèlent un génie d'une étonnante précocité. 


À dix-sept ans, il rencontre Verlaine à Paris. Ils ont une liaison tumultueuse et insultent les écrivains dans les cafés parisiens. Deux ans plus tard, "Verlaine, ivre, blesse Rimbaud au bras d'un coup de pistolet parce qu'il ne veut plus partager avec lui son errance." Rimbaud écrit Une saison en enfer, Les Illuminations, puis renonce à la littérature à dix-neuf ans. 


"En 1878, c'est l'appel du Sud. Voilà Rimbaud le vagabond chef de chantier à Chypre. Puis, en 1880, après une attaque de typhoïde, commerçant en Éthiopie, à Aden... Tour à tour trafiquant d'armes, exportateur de café, photographe, explorateur... L'enfant impertinent est devenu un homme austère, au visage émacié, au regard profond marqué par ses échecs successifs. [...] Ses Illuminations ont été publiées à son insu, en 1886, grâce à Verlaine."


"L'homme aux semelles de vent", comme l'appelait Verlaine, atteint d'une tumeur au genou, subit une amputation et meurt, à trente-sept ans, après une longue et douloureuse agonie.

 

(Bibliographie : Arthur Rimbaud, Poésies. Grands textes classiques - L. Mangavelle, 1993).

 

(Écrit par Améthyste) 

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                                              Portrait d'Arthur Rimbaud par Carjat.

23/11/2013

POUCHKINE

Aleksandr Serguelevitch POUCHKINE (1799-1837).



Cet écrivain russe, qui reste fidèle à l'image de l'inspiration offerte par la tradition classique, est un fonctionnaire impérial sanctionné pour ses idées libérales. Lors de ses exils il connaît les périodes les plus fécondes de son activité poétique.

 

C'est en exil qu'il écrit le Prisonnier du Caucase et la Fontaine de Backhtchissaraï. Récidiviste, en résidence surveillée durant deux ans, il travaille à ses deux chefs-d'œuvre, le drame Boris Godounov et le roman en vers Eugène Onéguine.


"... la manière favorite de Pouchkine consiste à raconter. De la ballade au roman, en passant par la tragédie et la nouvelle en prose ou en vers, son œuvre se compose presque uniquement de récits [...] Un des thèmes les plus constants de la poésie de Pouchkine est le thème du remords ; il reflète le caractère double de la vie que mène le poète. À l'heure où le don du dieu le transfigure, le souvenir revient de ces moments de souillure, de tout ce temps perdu à des folies, à des sottises, à des vanités. Mais cette ombre terrible qui se lève est à son tour liée par la magie du rythme, et il semble parfois que jamais la Muse n'a abandonné son serviteur." (Jean-Louis Backès).

 

Plusieurs projets de mariage de Pouchkine échouent : il n'est pas un bon parti. Sa fortune est médiocre, sa position ambiguë. Il doit vivre de sa plume malgré la faveur, toujours révocable, de son souverain. Il épouse tout de même la jeune Natalia Gontcharova et continue à écrire des nouvelles et des contes en prose : le Cavalier de bronze, la Dame de pique, la Fille du capitaine. Il est tué en duel à trente-huit ans.


Pouchkine, par ses œuvres où se mêlent lyrisme et réalisme, est le fondateur de la littérature russe moderne.

 

(Bibliographie : Pouchkine par Jean-Louis Backès. Éditions du Seuil, 1966).

 

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 "Portrait d'Alexandre Pouchkine" (1827) par Vassili Tropinine.


28/09/2013

NICOLAS GILBERT, POETE MAUDIT ET ANTI-PHILOSOPHIE

Nicolas Gilbert (1750-1780), poète français, connut une jeunesse misérable. Il participa à la lutte contre les philosophes : le Carnaval des auteurs qu'il écrivit à vingt-trois ans, et Mon Apologie, cinq ans plus tard, en 1778.



 

Sur le point d'accéder à l'aisance et à la notoriété avec son Ode imitée de plusieurs psaumes qui lui valut des pensions de la Cour et de l'Église, il fit une chute de cheval mortelle à l'âge de trente ans.

 


Alfred de Vigny célébra sa légende de poète maudit dans Stello ou les Consultations du docteur Noir (1832). Ce roman est un entretien se déroulant entre le poète Stello et le docteur Noir. Ce dernier lui enseigne que le poète est condamné d'avance par la société.

 

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                                                                         Nicolas Gilbert.

03/08/2013

LORD BYRON, GENIE FATAL ET SOUFFRANT

George Gordon, Lord Byron (1788-1824).

Ce poète anglais, qui se disait destiné à ne jamais être heureux, fut un enfant farouche et passionné. Affligé d'une boiterie singulière, car une de ses chevilles cédait sous le poids de son corps, il était révolté, susceptible, orgueilleux, provocant et violent. Des études d'histoire et de latin devinrent pour lui "un refuge de paix et de plaisir".

 

Son Pèlerinage de Childe Harold (1812) lui apporta la célébrité. Poète adulé, il mena une vie fastueuse et parfois scandaleuse. Son mal de vivre s'exprima dans les poèmes de héros rebelles : le Giaour, le Corsaire, le Prisonnier de Chillon, Manfred, Don Juan... Il écrivit aussi des drames et des contes en vers.



Le riche Lord Byron se joignit aux insurgés grecs se battant pour leur indépendance. "On galopait dans la campagne tous les matins, Byron dans son uniforme et portant son casque homérique." L'anecdote suivante démontre son goût pour la provocation : dans un monastère près de Samos, Byron s'étendit tranquillement dans le plus profond des "sarcophages qui ornaient le cloître et, au grand effroi des assistants, il récita la tirade où Hamlet médite en contemplant le crâne de Yorrick..."



Lord Byron, le fils du désespoir selon Chateaubriand, mourut à trente-six à Missolonghi, en Grèce.

 

(Bibliographie : Lord Byron, la Malédiction du génie par Gilbert Martineau. Éditions Tallandier, 1984).

 

(Écrit par Améthyste)

 

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                     Lord Byron en tenue albanaise par Thomas Phillips.