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21/09/2017

NICOLAS GILBERT, POETE MAUDIT ET ANTI-PHILOSOPHIE

Nicolas Gilbert (1750-1780), poète français, connut une jeunesse misérable. Il participa à la lutte contre les philosophes : le Carnaval des auteurs qu'il écrivit à vingt-trois ans, et Mon Apologie, cinq ans plus tard, en 1778.



 

Sur le point d'accéder à l'aisance et à la notoriété avec son Ode imitée de plusieurs psaumes qui lui valut des pensions de la Cour et de l'Église, il fit une chute de cheval mortelle à l'âge de trente ans.

 


Alfred de Vigny célébra sa légende de poète maudit dans Stello ou les Consultations du docteur Noir (1832). Ce roman est un entretien se déroulant entre le poète Stello et le docteur Noir. Ce dernier lui enseigne que le poète est condamné d'avance par la société.

 

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                                                                         Nicolas Gilbert.

14/09/2017

LORD BYRON, GENIE FATAL ET SOUFFRANT

George Gordon, Lord Byron (1788-1824).

Ce poète anglais, qui se disait destiné à ne jamais être heureux, fut un enfant farouche et passionné. Affligé d'une boiterie singulière, car une de ses chevilles cédait sous le poids de son corps, il était révolté, susceptible, orgueilleux, provocant et violent. Des études d'histoire et de latin devinrent pour lui "un refuge de paix et de plaisir".

 

Son Pèlerinage de Childe Harold (1812) lui apporta la célébrité. Poète adulé, il mena une vie fastueuse et parfois scandaleuse. Son mal de vivre s'exprima dans les poèmes de héros rebelles : le Giaour, le Corsaire, le Prisonnier de Chillon, Manfred, Don Juan... Il écrivit aussi des drames et des contes en vers.



Le riche Lord Byron se joignit aux insurgés grecs se battant pour leur indépendance. "On galopait dans la campagne tous les matins, Byron dans son uniforme et portant son casque homérique." L'anecdote suivante démontre son goût pour la provocation : dans un monastère près de Samos, Byron s'étendit tranquillement dans le plus profond des "sarcophages qui ornaient le cloître et, au grand effroi des assistants, il récita la tirade où Hamlet médite en contemplant le crâne de Yorrick..."



Lord Byron, le fils du désespoir selon Chateaubriand, mourut à trente-six à Missolonghi, en Grèce.

 

(Bibliographie : Lord Byron, la Malédiction du génie par Gilbert Martineau. Éditions Tallandier, 1984).

 

(Écrit par Améthyste)

 

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                     Lord Byron en tenue albanaise par Thomas Phillips.

07/09/2017

JULES LAFORGUE, UN CREATEUR DU VERS LIBRE

Jules Laforgue (1860-1887), poète français, est né à Montevideo (Uruguay). Il connaît quelques années de vache enragée pendant lesquelles il tente de survivre en vendant ses poèmes et ses dessins à des revues. À vingt ans, il trouve un poste de lecteur en Allemagne, auprès de l'impératrice Augusta à Berlin. Il occupe cette fonction pendant cinq ans.

 


Il publie deux recueils : les Complaintes (1885) et l'Imitation de Notre-Dame de la Lune (1886). De retour à Paris, une période de vie misérable l'attend à nouveau. Il meurt de la tuberculose à vingt-sept ans. Sa veuve, Leah Lee, une jeune Anglaise, meurt un an plus tard, au même âge, emportée elle aussi par la tuberculose.

 


Les amis de Jules Laforgue publient, à titre posthume, ses contes en prose : Moralités légendaires (1887) puis le recueil : Derniers Vers (1890). 

 


Jules Laforgue est un des créateurs du vers libre. Obsédé par la mort, adepte du dandysme, il écrit dans un style précieux et impressionniste.

 

(Écrit par Améthyste)



 

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Portrait de Jules Laforgue.

31/08/2017

ANDRE CHENIER

André (de) Chénier (1762-1794), poète français, naquit à Constantinople. Journaliste politique, il milita à la "Société de 89", de tendance modérée.

 

Auteur de pamphlets, publiés dans le Moniteur et dans le Journal de Paris, et de poèmes antijacobins, il devint rapidement suspect et fut incarcéré à Saint-Lazare. Pendant sa détention il écrivit ses Iambes, un chef-d'œuvre de satire politique, Odes et À la Jeune Captive. Il faisait sortir en cachette ses poèmes de la prison, enfouis dans des corbeilles à linge.

 

Il fut guillotiné à trente-deux ans, deux jours avant la chute de son ennemi, Robespierre. Bucoliques et Élégies, publiées à titre posthume, révélèrent son admiration pour la poésie grecque.

 

(Écrit par Améthyste)

 

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André Chénier.

 

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                         Site : http://www.franceweb.fr/poesie/chenier.htm


20/04/2017

CHARLES BAUDELAIRE

Charles Baudelaire (1821-1867)



"Le jeune Charles Baudelaire était une espèce de dandy dégoûté par le monde et par la société." (Jean d'Ormesson).


Sa vie semble s'intégrer au romantisme le plus traditionnel, mais sa réflexion invente le symbolisme. Il préfère le symbole à l'objet, sa vision de la nature à la nature réelle ; grand critique d'art, il préfère le tableau au modèle.


Un voyage dans l'Océan Indien éveille en lui le goût de l'exotisme. Il découvre dans la nature les "correspondances" : "Les parfums, les couleurs et les sons se répondent". Correspondances qu'il étudie aussi dans les "mouvements" et les rythmes en littérature : Hoffmann, De Quincey, et surtout Edgar Allan Poe dont il traduit l'œuvre, également en peinture avec Delacroix et en musique avec Wagner.



Les Fleurs du mal, grand recueil de poèmes, valent à Baudelaire, en 1857, une condamnation en correctionnelle. Son désir de dissocier l'art et la beauté de la morale et de la vertu n'est pas compris d'autant qu'il cultive le goût de la provocation.


"Baudelaire passe à la postérité avec un seul volume. Les vers faibles n'y manquent pas. Mais d'autres ont une splendeur incomparable et une sorte de magie flotte sur les femmes damnées, les vampires, les divans, les étoffes et les fleurs, les chevelures dénouées, les navires dans les ports." (Jean d'Ormesson).


Il tente de se suicider, la syphilis le conduit à la paralysie totale. L'immense poète déchiré entre la beauté et le spleen, entre Dieu et Satan, meurt à quarante-six ans.

 

(Bibliographie : Une autre histoire de la littérature française par Jean d'Ormesson de l'Académie française, NiL éditions, 1997).

 

(Écrit par Améthyste)

 

 

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                 "Portrait de Baudelaire" par Gustave Courbet.