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23/11/2013

POUCHKINE

Aleksandr Serguelevitch POUCHKINE (1799-1837).



Cet écrivain russe, qui reste fidèle à l'image de l'inspiration offerte par la tradition classique, est un fonctionnaire impérial sanctionné pour ses idées libérales. Lors de ses exils il connaît les périodes les plus fécondes de son activité poétique.

 

C'est en exil qu'il écrit le Prisonnier du Caucase et la Fontaine de Backhtchissaraï. Récidiviste, en résidence surveillée durant deux ans, il travaille à ses deux chefs-d'œuvre, le drame Boris Godounov et le roman en vers Eugène Onéguine.


"... la manière favorite de Pouchkine consiste à raconter. De la ballade au roman, en passant par la tragédie et la nouvelle en prose ou en vers, son œuvre se compose presque uniquement de récits [...] Un des thèmes les plus constants de la poésie de Pouchkine est le thème du remords ; il reflète le caractère double de la vie que mène le poète. À l'heure où le don du dieu le transfigure, le souvenir revient de ces moments de souillure, de tout ce temps perdu à des folies, à des sottises, à des vanités. Mais cette ombre terrible qui se lève est à son tour liée par la magie du rythme, et il semble parfois que jamais la Muse n'a abandonné son serviteur." (Jean-Louis Backès).

 

Plusieurs projets de mariage de Pouchkine échouent : il n'est pas un bon parti. Sa fortune est médiocre, sa position ambiguë. Il doit vivre de sa plume malgré la faveur, toujours révocable, de son souverain. Il épouse tout de même la jeune Natalia Gontcharova et continue à écrire des nouvelles et des contes en prose : le Cavalier de bronze, la Dame de pique, la Fille du capitaine. Il est tué en duel à trente-huit ans.


Pouchkine, par ses œuvres où se mêlent lyrisme et réalisme, est le fondateur de la littérature russe moderne.

 

(Bibliographie : Pouchkine par Jean-Louis Backès. Éditions du Seuil, 1966).

 

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 "Portrait d'Alexandre Pouchkine" (1827) par Vassili Tropinine.


28/09/2013

NICOLAS GILBERT, POETE MAUDIT ET ANTI-PHILOSOPHIE

Nicolas Gilbert (1750-1780), poète français, connut une jeunesse misérable. Il participa à la lutte contre les philosophes : le Carnaval des auteurs qu'il écrivit à vingt-trois ans, et Mon Apologie, cinq ans plus tard, en 1778.



 

Sur le point d'accéder à l'aisance et à la notoriété avec son Ode imitée de plusieurs psaumes qui lui valut des pensions de la Cour et de l'Église, il fit une chute de cheval mortelle à l'âge de trente ans.

 


Alfred de Vigny célébra sa légende de poète maudit dans Stello ou les Consultations du docteur Noir (1832). Ce roman est un entretien se déroulant entre le poète Stello et le docteur Noir. Ce dernier lui enseigne que le poète est condamné d'avance par la société.

 

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                                                                         Nicolas Gilbert.

03/08/2013

LORD BYRON, GENIE FATAL ET SOUFFRANT

George Gordon, Lord Byron (1788-1824).

Ce poète anglais, qui se disait destiné à ne jamais être heureux, fut un enfant farouche et passionné. Affligé d'une boiterie singulière, car une de ses chevilles cédait sous le poids de son corps, il était révolté, susceptible, orgueilleux, provocant et violent. Des études d'histoire et de latin devinrent pour lui "un refuge de paix et de plaisir".

 

Son Pèlerinage de Childe Harold (1812) lui apporta la célébrité. Poète adulé, il mena une vie fastueuse et parfois scandaleuse. Son mal de vivre s'exprima dans les poèmes de héros rebelles : le Giaour, le Corsaire, le Prisonnier de Chillon, Manfred, Don Juan... Il écrivit aussi des drames et des contes en vers.



Le riche Lord Byron se joignit aux insurgés grecs se battant pour leur indépendance. "On galopait dans la campagne tous les matins, Byron dans son uniforme et portant son casque homérique." L'anecdote suivante démontre son goût pour la provocation : dans un monastère près de Samos, Byron s'étendit tranquillement dans le plus profond des "sarcophages qui ornaient le cloître et, au grand effroi des assistants, il récita la tirade où Hamlet médite en contemplant le crâne de Yorrick..."



Lord Byron, le fils du désespoir selon Chateaubriand, mourut à trente-six à Missolonghi, en Grèce.

 

(Bibliographie : Lord Byron, la Malédiction du génie par Gilbert Martineau. Éditions Tallandier, 1984).

 

(Écrit par Améthyste)

 

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                     Lord Byron en tenue albanaise par Thomas Phillips.

27/07/2013

JULES LAFORGUE, UN CREATEUR DU VERS LIBRE

Jules Laforgue (1860-1887), poète français, est né à Montevideo (Uruguay). Il connaît quelques années de vache enragée pendant lesquelles il tente de survivre en vendant ses poèmes et ses dessins à des revues. À vingt ans, il trouve un poste de lecteur en Allemagne, auprès de l'impératrice Augusta à Berlin. Il occupe cette fonction pendant cinq ans.

 


Il publie deux recueils : les Complaintes (1885) et l'Imitation de Notre-Dame de la Lune (1886). De retour à Paris, une période de vie misérable l'attend à nouveau. Il meurt de la tuberculose à vingt-sept ans. Sa veuve, Leah Lee, une jeune Anglaise, meurt un an plus tard, au même âge, emportée elle aussi par la tuberculose.

 


Les amis de Jules Laforgue publient, à titre posthume, ses contes en prose : Moralités légendaires (1887) puis le recueil : Derniers Vers (1890). 

 


Jules Laforgue est un des créateurs du vers libre. Obsédé par la mort, adepte du dandysme, il écrit dans un style précieux et impressionniste.

 

(Écrit par Améthyste)



 

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Portrait de Jules Laforgue.

20/07/2013

ANDRE CHENIER

André (de) Chénier (1762-1794), poète français, naquit à Constantinople. Journaliste politique, il milita à la "Société de 89", de tendance modérée.

 

Auteur de pamphlets, publiés dans le Moniteur et dans le Journal de Paris, et de poèmes antijacobins, il devint rapidement suspect et fut incarcéré à Saint-Lazare. Pendant sa détention il écrivit ses Iambes, un chef-d'œuvre de satire politique, Odes et À la Jeune Captive. Il faisait sortir en cachette ses poèmes de la prison, enfouis dans des corbeilles à linge.

 

Il fut guillotiné à trente-deux ans, deux jours avant la chute de son ennemi, Robespierre. Bucoliques et Élégies, publiées à titre posthume, révélèrent son admiration pour la poésie grecque.

 

(Écrit par Améthyste)

 

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André Chénier.

 

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                         Site : http://www.franceweb.fr/poesie/chenier.htm