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22/09/2016

"PAYSAGE AVEC LE BERGER..." DE CLAUDE LORRAIN

Paysage avec le berger de chèvres (1637) est une œuvre du début de la carrière de Claude Lorrain (Claude Gellée), peintre paysagiste très subtil.

 



Une atmosphère enchanteresse entoure le berger et son troupeau, les arbres, les fourrés, la cascade.

 


La lumière argentée baigne l'arrière-plan et s'infiltre entre les arbres. Le berger, figure imaginaire d'un passé lointain de l'Arcadie, rappelle les Bucoliques (37 av. J.-C.), recueil de poésie pastorale du poète latin Virgile qui s'inspira de Théocrite, auteur grec du IIIe siècle avant notre ère.  La poésie pastorale était très appréciée au XVIIe siècle lorsque Claude Lorrain réalisa Paysage avec le berger de chèvres.

 

 

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           Paysage avec le berger de chèvres par Claude Lorrain.

 

15/09/2016

"PAYSAGE DE FORET MARECAGEUX" DE RUISDAEL

Jacob Isaacksz van Ruisdael, peintre néerlandais du XVIIe siècle, était un humaniste et un scientifique.

 


Son œuvre est un sommet de l'école paysagiste hollandaise et les peintres paysagistes romantiques du XIXe siècle lui doivent beaucoup. 

 


Le Paysage de forêt marécageux exprime la vision désolée du peintre.

 

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             Paysage de forêt marécageux de Jacob van Ruisdael.

08/09/2016

"LA MORT DES OISEAUX" PAR FRANCOIS COPPEE

    "La mort des oiseaux

 


Le soir, au coin du feu, j'ai pensé bien des fois
À la mort d'un oiseau, quelque part dans les bois.
Pendant les tristes jours de l'hiver monotone,
Les pauvres nids déserts, les nids qu'on abandonne,
Se balancent au vent sur un ciel gris de fer.
Oh ! comme les oiseaux doivent mourir l'hiver !
Pourtant lorsque viendra le temps des violettes,
Nous ne trouverons pas leurs délicats squelettes
Dans le gazon d'avril où nous irons courir.
Est-ce que les oiseaux se cachent pour mourir ?"

(François Coppée).

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                                          La Pie (1868-1869) par Claude Monet.

01/09/2016

HENRI LABORIT, ENFANT TERRIBLE DE LA RECHERCHE MEDICALE

Henri Laborit (1914-1995), dont les découvertes transformeront la médecine contemporaine, s'intéresse, entre autres, à une molécule : la chlorpromazine qui deviendra le principe du premier "tranquillisant" du monde. Ce passionné de biologie a une "âme de flibustier" et ne peut qu'être attiré par cette science encore récente en 1945.

 

Auteur de recherches sur les problèmes biologiques du comportement humain et sur l'hibernation artificielle, il "aspirait à devenir peintre ou poète sans songer toutefois à révolutionner l'expression artistique de son époque."

 

 

Mais voici une anecdote qui démontre le caractère frondeur de celui que l'on nommera le père de la "neuropsychopharmacologie" :



"Les Américains sont arrivés en Afrique du Nord et j'ai été désigné pour Oran à l'infirmerie de la caserne du port. Je dépendais d'un médecin-chef. Ce ne sont pas des mauvais bougres ces gars-là, ce sont des insuffisants techniques, ce qui est dramatique. J'avais une salle à l'hôpital militaire où j'opérais bénévolement des marins, ce qui a déplu à mon supérieur. Ne lui plaisait pas non plus que le matin je me lève à 6 heures pour monter à cheval et que j'arrive en bottes à l'infirmerie. Il voyait rouge. Un beau jour, on me convoque à la direction et on me dit : la seule chose qu'on vous demande actuellement, c'est d'être un bon médecin-major. Après la guerre vous ferez de la chirurgie. [...] Je rentre en période maniaque et peu de temps après j'apprends que le directeur du service de Santé doit passer par l'infirmerie de la caserne. Je vais aussitôt trouver un vieux second maître que j'avais vu plusieurs fois le dimanche sur le bout de la digue pêcher avec un grand chapeau de paille, une canne et une boîte à asticots verte. Je lui demande de me prêter ses instruments. À une heure de l'après-midi, je me mets à la porte de l'infirmerie en uniforme, avec le chapeau de paille, la boîte d'asticots en bandoulière et la canne à pêche à la main gauche comme une hallebarde. La voiture du médecin-général stoppe devant l'infirmerie, j'ouvre la porte et je présente les armes avec ma canne à pêche. J'ai cru qu'il allait avoir un infarctus. Il me dit de prendre les arrêts."

 

 

Le grand public découvrira Henri Laborit par ses livres, qui connurent une importante diffusion, publiés à partir de 1968, et surtout grâce au film d'Alain Resnais : Mon Oncle d'Amérique.

(Bibliographie : L'Alchimie de la découverte par Fabrice Rouleau / Henri Laborit. Éditions Grasset et Fasquelle, 1982).

 

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                                          Henri Laborit.

 

26/08/2016

"L'ENNEMI" PAR BAUDELAIRE

"L'Ennemi

Ma  jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage,
Traversé çà et là par de brillants soleils ;
Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage,
Qu'il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils.

Voilà que j'ai touché l'automne des idées,
Et qu'il faut employer la pelle et les râteaux
Pour rassembler à neuf  les terres inondées
Où l'eau creuse des trous grands comme des tombeaux.

Et qui sait si les fleurs nouvelles que je rêve
Trouveront dans ce sol lavé comme une grève
Le mystique aliment qui ferait leur vigueur ?

- Ô douleur ! ô douleur ! Le Temps mange la vie,
Et l'obscur Ennemi qui nous ronge le cœur
Du sang que nous perdons croît et se fortifie !"

(Charles Baudelaire).

 

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              Les Adieux de Pouchkine à la mer (1877) par Repine et Aïvazovski.

 

09:41 Publié dans Poèmes | Tags : l'ennemi, baudelaire, poème | Lien permanent | Commentaires (0)