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09/03/2017

SORTILEGE : ANIMATIONS DE CHRISTIAN JOUGLA

Christian JOUGLA présentera SORTILÈGE, son nouveau roman fantastique (édité par La Clef d'Argent) :

 

à la Bibliothèque municipale de VIEUSSAN (Hérault)

le vendredi 10 mars 2017 à 18 heures

http://laviedeshautscantonsdoc.blogs.midilibre.com/ 

 

à la Bibliothèque municipale de ROUJAN (Hérault)

le mercredi 15 mars 2017 à 18 heures

 

et à Salle des Fêtes de CABRIÈRES (Hérault)

le mardi 11 avril 2017 à 18 heures. 

 

Christian JOUGLA espère que ses Lectrices et Lecteurs, ainsi que les fidèles Visiteuses et Visiteurs de ce blog, viendront nombreux l'écouter et participer à ses passionnantes animations.

 

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Sortilège par Christian JOUGLA

Préface de Jonas LENN

Éditions La Clef d'Argent - Collection FiKnThOn

Photographie couverture : Le Causse Méjean sous la pluie en été

(394 pages - ISBN : 979-10-90662-34-6 - ISSN : 2100-4161)

 

(Article écrit par Améthyste)

SORTILEGE PAR CHRISTIAN JOUGLA

SORTILÈGE, le nouveau roman de Christian JOUGLA, préfacé par Jonas LENN, vient de paraître aux Éditions La Clef d'Argent.

 

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Sortilège par Christian JOUGLA

Préface de Jonas LENN

Éditions La Clef d'Argent - Collection FiKnThOn

Photographie couverture : Le Causse Méjean sous la pluie en été

(394 pages - ISBN : 979-10-90662-34-6 - ISSN : 2100-4161)

 

"Au cœur de l'été, lorsque se calment les bourrasques et que la sempiternelle tempête affûte ses armes furieuses et glaciales, on peut percevoir un bruit étrange, profond, venu d'incommensurables abysses, une rumeur particulière aux Grands Causses, la plainte sans fin, toujours renouvelée de l'instant qui passe et meurt, des millénaires en fuite, l'approche inexorable du néant."
(Extrait)

 

J'ai le plaisir de vous présenter dans ce blog dédié à Christian JOUGLA un extrait de Sortilège : 

 

"Lodève somnole et rêve, Lodève se souvient... Maintenant... elle n'a que ça à faire, dorer ses murailles grises au soleil printanier, oublier l'hiver, attendre la canicule et le festival annuel "les Voix de la Méditerranée". Alors la Lergue, rivière sans crues et sans naufrages, s'animera un peu, oh ! un tout petit peu. Les retraités oublieront, eux aussi, une semaine durant pénates et rhumatismes. Ils croiseront des artistes entrevus vaguement à la télé et des écrivains qu'ils ne liront jamais, puis ils reparleront une énième fois, regrets dans la voix, yeux humides, de l'époque drapière des métiers à tisser, du sculpteur Dardé. Ils ne verront plus le site grandiose, les hautes collines qu'ils ont trop regardées, et la Vierge vertigineuse, sentinelle de l'au-delà, sauvegarde d'une menace immémoriale émanant des sentiers abrupts, des roches rouges, de ces forêts sombres et pentues, peut-être d'ailleurs car cet ailleurs n'est pas loin, au bout d'un tunnel démesuré, frontière d'un autre monde, le Larzac."

 

Dans son site, "Fabienne Leloup : Symboles et analogies", Fabienne Leloup consacre un article au dernier roman de Christian Jougla, article intitulé "Sortilège de Christian Jougla : entre la Colline de Giono et Les Hauts de Hurlevent d'E. Brontë"

(Site : http://fabienneleloup.canalblog.com/)

 

Le 9 décembre 2016, Le Petit Journal relate la présentation de son roman par Christian Jougla à Laurens, dans l'Hérault :

"Laurens. Une rencontre, un auteur : Christian Jougla. Un écrivain surprenant."

 

Et, pour tous ceux qui, comme moi, outre la prodigieuse imagination de cet écrivain dans le difficile art de l'écriture du roman fantastique, apprécient ses incomparables descriptions, voici un deuxième extrait :

 

"Sur le Larzac, on rencontre parfois une route ancienne qui s'enfonce entre tertres et talus, quelques herbes rases jaunes ; des guérets maigres en dessinent les sinuosités accompagnées de pins noueux et tortueux, d'indestructibles buis, de genévriers à demi secs. Ce chemin fut sans doute goudronné comme l'attestent de rares plaques de bitume, en tout cas il continue malgré les entrelacs de ronces jusqu'à un hameau perdu, désolation de la désolation, haut lieu des solitudes. Une dizaine de grosses fermes qui eurent leur époque d'opulence se trouvent là, couvertes de la tête aux pieds, toits et murs, d'ardoises devenues grises et moussues. Portes et contrevents rongés par les intempéries arborent de vilaines teintes blanchâtres ; d'épaisses ferrailles, de lourdes serrures les protègent encore malgré la rouille. De sombres venelles séparent les bâtiments, boueuses, parsemées de flaques d'eau glauques, envahies de végétations rudérales, elles écrivent à livre ouvert que les années d'élevage, moutons et bovidés, sont bien révolues."

 

 

(Article écrit par Améthyste.) 

 

02/03/2017

"IVAN TSAREVITCH ET LE LOUP GRIS" PAR VASNETSOV

Victor Vasnétsov, s'inspirant de l'art et de l'architecture de la Russie ancienne, participa au développement d'un romantisme national. Puis il fut attiré par une interprétation romantique et littéraire du folklore avec ses contes, ses légendes et ses mythes. Ses toiles font revivre la Russie du XVIIe siècle, elles veulent échapper au prosaïsme et s'épurer.

 
Voici Ivan Tsarevitch et le loup gris (1889). S'enfuyant dans une course folle au travers d'une forêt épaisse, un loup gigantesque, les yeux injectés de sang par l'effort, emporte sur son dos une jeune fille, triste et passive dans les bras d'un preux chevalier. Le glaive que l'homme porte au bout d'une chaîne en bandoulière semble se diriger vers d'invisibles poursuivants. Ivan Tsarevitch scrute anxieusement les alentours. Un arbuste fleuri, à droite, tente d'apporter une note rassurante au drame qui se joue.

 

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          Ivan Tsarevitch et le loup gris (1889)  par Victor Vasnétsov.

23/02/2017

"L'APOCALYPSE DE SAINT-JEAN" PAR REDON

Puisque nous avons glorieusement (!) survécu à la 170ème fin du monde annoncée, voici une Apocalypse qui ne chute pas dans l'abîme de la sottise. 

 

Odilon Redon, dont on dira qu'il fut un peintre philosophique et littéraire, publia des séries de lithographies dont la Tentation de Saint-Antoine par Gustave Flaubert (1896) et l'Apocalypse de Saint-Jean en 1899.

 


Redon écrit : "je vis descendre du ciel un ange qui avait la clef de l'abîme et une grande chaîne en sa main."

 

Inquiétante lithographie où l'ange, dont les ailes tentent de résister à cette descente fatale, semble entraîné par le poids de la chaîne et inexorablement attiré vers les sombres profondeurs d'un abîme sans fin.

(Bibliographie : Redon par Alec Wildenstein. Éditions de Vergeures, Paris, 1982).

 

(Écrit par Améthyste)



 

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                   L'Apocalypse de Saint-Jean (1899), lithographie par Odilon Redon.

16/02/2017

"CERES" PAR JAN BRUEGEL DE VELOURS

 

Mutine, Cérès me rappelle que je lui ai dédié, outre une présentation trop brève dans "la dynastie Bruegel, peintres flamands", un article consacré à sa seule déité. Le voici :

 

Cérès, la déesse romaine des Moissons, de la Terre, de l'Agriculture et de la Civilisation (assimilée à la déesse grecque Déméter), inspira Jan Bruegel, dit Bruegel de Velours, peintre flamand, qui la représenta capiteuse, généreuse, portant une coupe de fruits très colorés.


Dans les cheveux de Cérès, coquelicots et autres jolies fleurs des champs voisinent avec des épis. Bruegel l'a peinte richement parée de bijoux. Le regard de la déesse est attentif, probablement attiré par ceux qui vont recevoir son offrande. Je ne serais pas surprise de la voir esquisser un sourire.



Bruegel de Velours réalisa avec une finesse de miniaturiste des scènes mythologiques ou d'allégories et des tableaux de fleurs. Il exécuta aussi des fonds de paysages pour Rubens.

  

(Écrit par Améthyste)

 

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                                Cérès par Bruegel de Velours.