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17/04/2015

"ENLEVEMENT DE PROSERPINE" DE GIRARDON

Le thème mythologique de l'enlèvement de Proserpine par Pluton inspira sculpteurs et peintres.

 



François Girardon (1628-1715) dirigea l'équipe de sculpteurs travaillant à Versailles et y réalisa, outre "Apollon servi par les nymphes", "L'Hiver" et les bas-reliefs du bassin des Nymphes, "L'Enlèvement de Proserpine".

 



Le dieu des enfers, Pluton, qui régnait sur le monde souterrain, en sortit une seule fois afin de procéder au rapt de Proserpine qu'il épousa.

 



Trois personnages figurent dans ce groupe en marbre où se détache le corps de Pluton, doté d'une puissante musculature. Le dieu des enfers enlace, en la soulevant du sol, Proserpine, déesse de la germination des plantes, qui tend ses bras, au-dessus de la tête de son ravisseur, vers les cieux en un geste implorant. À leurs pieds, une nymphe, surprise cueillant des fleurs en compagnie de la déesse, tente en vain de la retenir.

 

 

Une épreuve en bronze patiné se trouve au Musée des Beaux-Arts à Strasbourg.

 

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                   "Enlèvement de Proserpine" (fin du XVIIe siècle)

                                    de François Girardon.        

13/03/2015

"LA PORTE DE L'ENFER" DE RODIN

"La Porte de l'Enfer", monumentale et inachevée, d'Auguste Rodin, cette Porte dont le destin était de ne jamais s'ouvrir et de ne jamais se fermer, l'occupa de 1880 jusqu'à sa mort en 1917. Elle fut l'album de ses idées et de ses thèmes.

 


"Rodin créa ces gestes", écrivait Rilke, [...]. Il fit porter à des centaines et des centaines de figures à peine plus grandes que ses mains, la vie de toutes les passions, la floraison de tous les plaisirs et le poids de tous les vices..."

 



"La Porte de l'Enfer, destinée à un musée des Arts décoratifs qui ne vit jamais le jour, fut pour le sculpteur l'œuvre d'une vie, un immense champ d'investigation des passions humaines, telles que les a décrites Dante dans l'Enfer. Au seuil de cet univers terrible, Les Trois Ombres avertissent l'âme perdue comme le spectateur par ces mots : Lasciate ogni speranza voi ch'entrate ("Vous qui entrez, abandonnez toute espérance")... (Hélène Marraud).

 


(Bibliographie : l'ABCdaire de Rodin par Hugues Herpin, Christina Buley-Uribe, Marie-Pierre Delclaux, Hélène Marraud. Flammarion, 2002).

 

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                             "La Porte de l'Enfer" d'Auguste Rodin
                   (Modèle sculpture en plâtre. Musée d'Orsay, Paris)
          Galerie Photos de Malissin Pierre-Emmanuel et de Valdes Frédéric.
                        Site : http://www.galerie.roi-president.com

06/03/2015

"L'AGE MUR" DE CAMILLE CLAUDEL

"L'Âge mûr" ou "La Destinée" ou "Les Chemins de la vie" de Camille Claudel.

 

L'idée de ce groupe de trois personnages mûrit lentement dans l'esprit de Camille Claudel. Elle sculpte le cheminement vers la fin de sa relation avec Auguste Rodin. Une jeune femme, qui n'est autre que Camille Claudel, tend désespérément les bras vers l'homme que la vieillesse, dont la cape s'envole comme soulevée par l'effort de l'emprise exercée, a saisi dans ses bras.

 

  

L'allusion à Rodin partagé entre son amour pour Camille Claudel et "la parfaite sécurité d'habitude et d'amour-propre qu'il trouvait auprès d'une vieille maîtresse, Rose Beuret" est évidente. L'homme, au centre, hésite entre l'appel de "L'Implorante" et le troisième personnage, l'Âge, qui l'empoigne, mais le bras de l'homme qui s'éloigne de la jeune femme agenouillée semble la repousser tant son corps se blottit déjà tout contre celui de l'Âge.

 


Cette sculpture subit bien des vicissitudes : hésitations du Directeur des Beaux-Arts, puis suppression de la commande, car "Rodin, au sommet de sa gloire, ne tient nullement à ce que sa vie intime soit exposée sur la place publique."

 

 

"L'Âge mûr" est bien une œuvre biographique. Ces lignes du frère de Camille, Paul Claudel, ne laissent aucun doute à ce sujet :
"Cette jeune fille à genoux... Cette jeune fille nue, c'est ma sœur ! Ma sœur Camille. Implorante, humiliée, à genoux, cette superbe, cette orgueilleuse, c'est ainsi qu'elle s'est représentée. Implorante, humiliée, à genoux et nue ! Tout est fini ! C'est ça pour toujours qu'elle nous a laissé à regarder ! Et savez-vous ? ce qui s'arrache à elle, en ce moment même, sous vos yeux, c'est son âme ! C'est tout à la fois l'âme, le génie, la raison, la beauté, la vie, le nom lui-même."

 

(Bibliographie : Dossier Camille Claudel par Jacques Cassar. Garamont-Archimbaud, 1987).

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                               "L'Âge mûr" de Camille Claudel.        
                                

28/02/2015

"BEETHOVEN" PAR MAX KLINGER

En Autriche, la Sécession viennoise, constituée en 1897 en réaction contre les compromissions de la Maison des artistes, s'inscrit en rupture avec la tradition académique. La XIVe exposition du groupe de la Sécession s'ouvre le 15 avril 1902 à Vienne avec une volonté unificatrice qui "reprend la recherche de la "synthèse" entreprise par les pionniers de l'Art Nouveau."

 


L'idée directrice : créer un temple de l'Art. La "Frise Beethoven" de Gustav Klimt occupe une place majeure dans cette exposition. Ainsi s'explique le choix de "Beethoven" sculpté par Max Klinger qui commence ce travail considérable en 1886 et l'achève en mars 1902.

 

 

"Pourquoi Klinger plus précisément, dont le symbolisme lourd, l'iconographie insistante, l'exécution massive peuvent paraître aux antipodes du travail raffiné des Viennois... ?"

Le sculpteur allemand, par ses vues théoriques, répond aux deux principes importants de l'Art Nouveau : la valeur d'un art qui prend en considération la totalité de l'espace et le nécessaire travail spécifique de matériaux différenciés pour parvenir au style. "Le Beethoven en donne l'exemple par ses pierres et marbres précieux et soigneusement choisis [...]
L'image même du Beethoven, dans sa nudité héroïque, poing serré, regard sur l'au-delà, résume alors l'intention de l'ensemble : héros, martyr et rédempteur de l'Humanité, selon l'interprétation élaborée notamment par Wagner et par Nietzche..."

Sur les trois faces du trône en bronze, une imagerie symbolique oppose monde antique et monde chrétien : la Crucifixion, la naissance de Vénus... Autour de ce "joyau flamboyant" est construit un temple de l'Art dont Hoffmann conçoit l'architecture intérieure.

 

(Bibliographie : Klimt : Beethoven par Jean-Claude Bouillon. Éditions d'Art Albert Skira S.A., Genève, 1986).
 

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                           "Beethoven" (1902) par Max Klinger.

11/10/2014

"DAVID" DE MICHEL-ANGE

Michel-Ange n'a que vingt-six ans lorsqu'il entreprend de tailler son "David" (1501-1504), une statue de 4,34 m, dans un gigantesque bloc de marbre.

 


En réalisant "David", Michel-Ange dépasse l'idéalisme classique, il recherche aussi l'énergie de la spiritualité avec ce symbole de l'invincibilité de la jeune république florentine, symbole qui deviendra au fil des siècles celui de la victoire de l'intelligence sur la force brutale.

 


Certains disent qu'il s'agit de David triomphant après sa victoire contre le guerrier philistin Goliath, d'autres pensent qu'il est immortalisé juste avant son combat... Peu importe.

 

"David" est au Musée de l'Académie à Florence.

 

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                                    "David" (1501-1504) de Michel-Ange.