Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20/07/2017

AMEDEO MODIGLIANI

Amedeo Modigliani (1884-1920)



Ce peintre et sculpteur italien étudie à Florence et à Venise. À vingt-deux ans, il vient à Paris où il découvre Cézanne, la sculpture nègre et le cubisme naissant. Modigliani s'installe à Montmartre et trois ans plus tard à Montparnasse. C'est là que commence le destin tumultueux de ce grand peintre attiré par le nu féminin et par le portrait, artiste génial et "maudit".


"Il passera ainsi d'hôtels minables aux terrasses de cafés où il essaie de vendre ses dessins [...], de colères en dépressions, de folies en abattements. [...]

Modigliani s'invente des formes à son usage aussi sérieusement, mais aussi simplement qu'il se compose une palette, sachant pertinemment deux choses essentielles [...] que l'harmonie a ses lois, strictement composées et qui permettent d'infinies variations, que ce que l'on nomme le don, l'inspiration, tout ce qui constitue le lyrisme au fond de quoi réside le goût, n'intervenant jamais comme une vertu supplémentaire et de contrôle, fait le reste. [...]

Artiste d'une personnalité farouche, Modigliani s'est cependant toujours intéressé au travail d'autrui, passionnément. C'était par un très aigu besoin de connaissance. Pour savoir [...] toutes les façons les plus contradictoires de peindre pour parvenir à ne peindre comme personne." (André Salmon).


Miné par la misère, la tuberculose, la drogue et l'alcool, il meurt à trente-six ans.

(Bibliographie : La Vie passionnée de Modigliani par André Salmon. Éditions Gérard & C°, Verviers, et l'Intercontinentale du Livre, Paris, 1957).

 

(Présenté par Améthyste)

 

modigliani,peintre,autoportrait,sculpteur,cubisme

 

                                   "Autoportrait" d'Amedeo Modigliani.

15/06/2017

"GORDALE SCAR" PAR JAMES WARD

james ward,gordale scar,peintre,peinture romantique britannique

 

                                                     Gordale Scar par James Ward.



"Le romantisme a rêvé de visions titanesques où tout s'amplifie et se multiplie, dans une sorte d'ivresse de l'imagination et des hantises propres à un artiste" (René Huyghe, Académie française).


 

James Ward (1769-1859), peintre britannique, apprit tout d'abord la gravure avec son frère aîné William qui, par la suite, gravera une grande partie de l'œuvre de James.


 

Puis James Ward réalisa des portraits, des paysages dont Gordale Scar considéré comme l'un des chefs-d'œuvre de la peinture romantique britannique. Il aimait aussi peindre des animaux évoluant dans des sites étranges.


 

Ce tableau est à la Tate Gallery à Londres.

 

(Écrit par Améthyste)

 

08/06/2017

LE SYMBOLISME DE FERDINAND ROUCHTCHITZ

Voici Nec mergitur,  où un bateau fantastique, dont la proue ressemble à une gueule écarlate s'entrouvrant pour s'abreuver de vagues monstrueuses qui reflètent les voiles rougeoyantes,  symbolise le "Hollandais volant", le plus célèbre des vaisseaux fantômes, condamné à errer sur les océans pour l'éternité.

 

(Écrit par Améthyste)

 

ferdinand rouchtchitz,nec mergitur,hollandais volant,vaisseau fantôme

 


 Nec mergitur (1904-1905) par Ferdinand Rouchtchitz
       (Musée des Beaux-Arts de Lituanie).

01/06/2017

"LE FOU ERRANT" PAR JEROME BOSCH

Le Fou errant est l'un des épisodes du triptyque Le Char de foin créé par Jérôme Bosch. Les volets fermés de l'œuvre comportent cet aliéné vagabond.


En réalisant Le Char de foin qui date de sa "période de maturité", entre 1485-1490 et le début du XVIe siècle, Jérôme Bosch peint, par la représentation du cortège qui accompagne le char, la marche de l'humanité traversant, jusqu'à sa perte fatale, la folie des délices de la vie terrestre.



Le Fou errant, un vagabond au visage inquiet, vêtu de loques, sa hotte maintenue sur son dos par une bandoulière lui enserrant le buste, un bâton à la main, va s'engager sur un petit pont.

 

"Son vêtement, sa démarche, le chien qui le menace sont conformes à l'iconographie traditionnelle du "mat", le fou du jeu de tarots. Il figure l'homme traversant le monde sans souci du sort de son âme, dans une inconscience semblable à celle de la folie. Dans ce paysage presque monochrome où seuls les fonds apportent une note bleue, on voit les traces du mal dont il est le théâtre : ossements dépouillés de leur chair par les oiseaux, voleurs détroussant un passant, danseurs s'abandonnant aux rythmes de l'obscène cornemuse, au loin le gibet." (J. Combe).


Ce triptyque a appartenu aux collections du roi d'Espagne Philippe II.

(Bibliographie : Jérôme Bosch. Tisné, éditeur - Amis des Arts, 1963).

 

(Écrit par Améthyste)

 

jérôme bosch,le fou errant,triptyque le char de foin


 
                        Le Fou errant par Jérôme Bosch (Musée du Prado, Madrid).

 

17/05/2017

GAUGUIN ET LES ECRIVAINS

Madame Rachilde Vallette, l'épouse du fondateur du "Mercure de France", revue littéraire créée en 1889 par Alfred Vallette et des écrivains attachés au symbolisme, était une auteure prolifique dont les ouvrages faisaient scandale. Pour l'illustration de son livre Madame la Mort la commande fut passée à Paul Gauguin. Le peintre réussit à se glisser fort habilement dans l'esthétique symboliste, usant de traits allusifs, de sinuosités inquiétantes, d'atmosphères mystérieuses et troublantes.


Paul Gauguin fréquentait le Café Voltaire à Paris, où il rencontra Jean Moréas, Jules Renard, Verlaine, Henri de Régnier, Maurice Barrès et Paul Fort. Aux "mardis" de Mallarmé, il écoutait André Gide, Paul Valéry, Pierre Louÿs... Le peintre se sentait un peu étouffé dans "ce climat bourgeois [...] si éthéré dans le verbe." 


"André Gide, comme Flaubert quelque temps avant, accomplissait un voyage à travers la Bretagne, à ce rythme de lenteur propice à l'observation, à la véritable découverte du site, au pas du pèlerin, et, passant par le Pouldu, échoua dans l'auberge de Marie-Poupée occupée alors par Gauguin et ses amis.

À l'heure du repas il avait demandé à être servi en leur compagnie. "Ils montrèrent du reste que je ne les gênais guère, c'est-à-dire qu'ils ne se gênèrent point. Ils étaient tous trois pieds nus, débraillés superbement, au verbe sonore. Et, durant tout le dîner, je demeurai pantelant, gobant leurs propos, tourmenté du désir de leur parler, de me faire connaître, de les connaître et de dire à ce grand à l'œil clair que ce motif qu'il chantait à tue-tête, et que les autres reprenaient en chœur, n'était pas de Massenet, comme il le croyait, mais de Bizet. Je retrouvais l'un d'eux plus tard chez Mallarmé : c'était Gauguin"."

 

(Bibliographie : Paul Gauguin par Jean-Jacques Lévêque. ACR Édition, 2003).

 

(Écrit par Améthyste)

 

 

paul gauguin,peintre,madame la mort

 

 

                                Madame la Mort par Paul Gauguin.