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25/05/2013

AMEDEO MODIGLIANI

Amedeo Modigliani (1884-1920)



Ce peintre et sculpteur italien étudie à Florence et à Venise. À vingt-deux ans, il vient à Paris où il découvre Cézanne, la sculpture nègre et le cubisme naissant. Modigliani s'installe à Montmartre et trois ans plus tard à Montparnasse. C'est là que commence le destin tumultueux de ce grand peintre attiré par le nu féminin et par le portrait, artiste génial et "maudit".


"Il passera ainsi d'hôtels minables aux terrasses de cafés où il essaie de vendre ses dessins [...], de colères en dépressions, de folies en abattements. [...]

Modigliani s'invente des formes à son usage aussi sérieusement, mais aussi simplement qu'il se compose une palette, sachant pertinemment deux choses essentielles [...] que l'harmonie a ses lois, strictement composées et qui permettent d'infinies variations, que ce que l'on nomme le don, l'inspiration, tout ce qui constitue le lyrisme au fond de quoi réside le goût, n'intervenant jamais comme une vertu supplémentaire et de contrôle, fait le reste. [...]

Artiste d'une personnalité farouche, Modigliani s'est cependant toujours intéressé au travail d'autrui, passionnément. C'était par un très aigu besoin de connaissance. Pour savoir [...] toutes les façons les plus contradictoires de peindre pour parvenir à ne peindre comme personne." (André Salmon).


Miné par la misère, la tuberculose, la drogue et l'alcool, il meurt à trente-six ans.

(Bibliographie : La Vie passionnée de Modigliani par André Salmon. Éditions Gérard & C°, Verviers, et l'Intercontinentale du Livre, Paris, 1957).

 

(Présenté par Améthyste)

 

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                                   "Autoportrait" par Amedeo Modigliani.

18/05/2013

"PAYSAGE" DE BAUDELAIRE


                        "Paysage



Je veux, pour composer chastement mes églogues,
Coucher auprès du ciel, comme les astrologues,
Et, voisin des clochers, écouter en rêvant
Leurs hymnes solennels emportés par le vent.
Les deux mains au menton, du haut de ma mansarde,
Je verrai l'atelier qui chante et qui bavarde ;
Les tuyaux, les clochers, ces mâts de la cité,
Et les grands ciels qui font rêver d'éternité.

Il est doux, à travers les brumes, de voir naître
L'étoile dans l'azur, la lampe à la fenêtre,
Les fleuves de charbon monter au firmament
Et la lune verser son pâle enchantement.
Je verrai les printemps, les étés, les automnes ;
Et quand viendra l'hiver aux neiges monotones,
Je fermerai partout portières et volets
Pour bâtir dans la nuit mes féeriques palais.
Alors je rêverai des horizons bleuâtres,
Des jardins, des jets d'eau pleurant dans les albâtres,
Des baisers, des oiseaux chantant soir et matin,
Et tout ce que l'Idylle a de plus enfantin.
L'Émeute, tempêtant vainement à ma vitre,
Ne fera pas lever mon front de mon pupitre ;
Car je serai plongé dans cette volupté
D'évoquer le Printemps avec ma volonté,
De tirer un soleil de mon cœur, et de faire
De mes pensers brûlants une tiède atmosphère."



(Charles Baudelaire : extrait des Fleurs du mal).  


(Présenté par Améthyste)

 

waterhouse_ondine.jpg



"Ondine" (1872) de John William Waterhouse.

12/05/2013

"GORDALE SCAR" DE JAMES WARD

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                                                     "Gordale Scar" de James Ward.



 
"Le romantisme a rêvé de visions titanesques où tout s'amplifie et se multiplie, dans une sorte d'ivresse de l'imagination et des hantises propres à un artiste (René Huyghe, Académie française).


 

James Ward (1769-1859), peintre britannique, apprit tout d'abord la gravure avec son frère aîné William qui, par la suite, gravera une grande partie de l'œuvre de James.


 

Puis James Ward réalisa des portraits, des paysages dont "Gordale Scar" considéré comme l'un des chefs-d'œuvre de la peinture romantique britannique. Il aimait aussi peindre des animaux évoluant dans des sites étranges.


 

Ce tableau est à la Tate Gallery à Londres.

 

(Écrit par Améthyste)

 

11/05/2013

"CHANTS D'AUTOMNE" - ARTICLE DU "MIDI LIBRE" DE VIEUSSAN

 

Chers Visiteurs, voici quelques extraits de l'article du "Midi Libre" de Vieussan (édition de Béziers) du 26 avril 2013, après la séance dédicaces de Christian Jougla du 19 avril : 

 

"Christian Jougla a présenté son dernier livre, Chants d'automne

 

À  la bibliothèque municipale, devant des lecteurs attentifs et captivés, Christian Jougla a présenté son dernier recueil de cinq nouvelles fantastiques, Chants d'automne [...] Avec sa fougue et son talent de conteur, il a emmené ses auditeurs au carrefour de l'irrationnel et de la raison : le fantastique rôde autour de Clermont-l'Hérault et au bord du Vaccarès, un grimoire maudit se cache dans la bibliothèque de Lunel.

 

Originaire de Gabian, l'auteur fait l'éloge de la région, défend la culture occitane, une grande vigueur oratoire soutient ses propos. Christian Jougla dit sa prédilection pour les romans noirs entretenant son imaginaire, l'influence des styles de Lovecraft, Poe, Ray. Il avoue son admiration pour Dickens [...].

 

Loin de l'esprit bon enfant de Pagnol, il conte un pays empreint d'occultisme, telle "la sombre légende du marais", où l'isolement côtoie le mystère et "les noirs secrets des collines" où inquiétude, ténèbres et maléfices hantent les lieux [...]"

 

En suivant le lien ci-dessous, vous pourrez, si vous le souhaitez, lire cet article dans son intégralité. 

 

(Présenté par Améthyste)

 

http://vieussan.blogs.midilibre.com/archive/2013/04/14/ch...

 

Chants d'automne (Éditions La Clef d'Argent)

(Photographie couverture : Fagairolles 34) 

 

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04/05/2013

"UN PHILOSOPHE LISANT" DE FRAGONARD

Un homme très âgé, à califourchon sur une chaise, un bras posé sur des centaines de feuilles, une main crispée sur le dossier de sa chaise, déchiffre fébrilement, le regard presque halluciné, un grimoire posé sur sa table de travail. Plus rien n'existe pour lui, hormis le Savoir, sa nourriture spirituelle, qu'il cultivera jalousement jusqu'à son dernier souffle.


 

"Venant de la gauche, de derrière la tête du vieillard, la lumière dramatise cette image de l'action, glissant le long des arêtes où elle trouve à courir, plis des vêtements, tranches du livre, mèches de cheveux, saillies des doigts et du visage. Mais tel est l'étonnant renversement que permet le jeu pictural de Fragonard : quoique dérivant d'une source naturelle la lumière semble aussi bien éclairer le livre qu'en émaner. Ce double éclairage, à la fois intérieur et extérieur, physique et spirituel, est le secret de langage inventé par le peintre pour donner à son image toute sa richesse dynamique."

 

(Bibliographie : Fragonard, l'instant désiré par Florian Rodari (Éditions Herscher, Paris, 1994).

 

(Écrit par Améthyste)

 

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                     "Un Philosophe lisant" (vers 1769) de Jean Honoré Fragonard

                                                           (Kunsthalle, Hambourg).