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18/08/2016

"MONUMENT A LA MEMOIRE DE GOETHE" PAR CARUS

Hommage d'un peintre à un écrivain, le Monument à la mémoire de Goethe par Carl Gustav Carus.

 


Carl Gustav Carus, peintre allemand, avait des connaissances multidisciplinaires : il étudia la physique, la chimie, la botanique et fut médecin. Dès vingt-deux ans, il dessina des rochers, des plantes, des paysages, et exposa, cinq ans plus tard, quatre tableaux à l'Académie des Beaux-Arts de Dresde.

 


Ami de Caspar David Friedrich, il l'accompagna dans plusieurs de ses voyages, notamment en Italie.

 



Carus expliquait au sujet de l'art du paysage : "... ce qu'il faut, c'est apprendre à voir de ses propres yeux, à intérioriser l'organisation de la nature, une organisation qui existe toujours, même sous l'apparence du chaos !"

 


Il réalisa, entre autres, une huile sur toile : Monument à la mémoire de Goethe où, au premier plan, un sépulcre porte deux anges agenouillés de part et d'autre d'une lyre. Le monument se détache sur un décor de brouillard, de rochers et de nuages, la lune est voilée, la nuit s'apprête à recouvrir ce paysage, gardien de la communion intime des Arts et de la Littérature.

 


Goethe écrivait : "C'est un grand mérite pour un ouvrage d'art d'être indépendant et complet en soi."

(Bibliographie : L'Aventure de l'Art au XIXe siècle sous la direction de Jean-Louis Ferrier avec la collaboration de Sophie Monneret, Éditions du Chêne, 1991).

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                   Monument à la mémoire de Goethe par Carl Gustav Carus.

 

07/07/2016

"MARS DESARME PAR VENUS..." DE DAVID

Mars désarmé par Vénus et les Grâces, provocation que ce tableau aux proportions gigantesques (3,08 m x 2,65 m), réalisé par le peintre français Louis David ! Il a soixante-treize ans lorsqu'il entreprend cette œuvre, sa dernière grande huile sur toile, qu'il achève trois ans plus tard, en 1824. Il meurt à Bruxelles en 1825 s'étant exilé en Belgique au retour des Bourbons.

 



Le thème est idéaliste : la guerre vaincue par l'amour et la beauté. Les couleurs sont audacieuses et éclatent dans le décor surréaliste d'un temple flottant sur les nuages. Mars, le dieu romain des Combats, se laisse complaisamment dépouiller de son épée qu'il tend lui-même aux Trois Grâces, filles de Zeus : Euphrosyne, Aglaé et Thalie. L'une d'elles s'est saisie du casque du dieu Mars, une autre lui verse du nectar, et la troisième s'empare de son bouclier et d'un arc.

 


Pendant ce temps, Cupidon, taquin selon son habitude, délace les sandales du guerrier qui tient nonchalamment un javelot, pensant ainsi préserver sa dignité... Vénus, déesse de l'Amour, remplace les armes du dieu belliqueux par des couronnes de fleurs tandis que les tuniques gisent sur la couche où Vénus et Mars offrent l'harmonie de leurs nudités auxquelles les Trois Grâces n'ont rien à envier.

 

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               Mars désarmé par Vénus et les Grâces (1824) par Louis David
                    (Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles).