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07/07/2016

"MARS DESARME PAR VENUS..." DE DAVID

Mars désarmé par Vénus et les Grâces, provocation que ce tableau aux proportions gigantesques (3,08 m x 2,65 m), réalisé par le peintre français Louis David ! Il a soixante-treize ans lorsqu'il entreprend cette œuvre, sa dernière grande huile sur toile, qu'il achève trois ans plus tard, en 1824. Il meurt à Bruxelles en 1825 s'étant exilé en Belgique au retour des Bourbons.

 



Le thème est idéaliste : la guerre vaincue par l'amour et la beauté. Les couleurs sont audacieuses et éclatent dans le décor surréaliste d'un temple flottant sur les nuages. Mars, le dieu romain des Combats, se laisse complaisamment dépouiller de son épée qu'il tend lui-même aux Trois Grâces, filles de Zeus : Euphrosyne, Aglaé et Thalie. L'une d'elles s'est saisie du casque du dieu Mars, une autre lui verse du nectar, et la troisième s'empare de son bouclier et d'un arc.

 


Pendant ce temps, Cupidon, taquin selon son habitude, délace les sandales du guerrier qui tient nonchalamment un javelot, pensant ainsi préserver sa dignité... Vénus, déesse de l'Amour, remplace les armes du dieu belliqueux par des couronnes de fleurs tandis que les tuniques gisent sur la couche où Vénus et Mars offrent l'harmonie de leurs nudités auxquelles les Trois Grâces n'ont rien à envier.

 

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               Mars désarmé par Vénus et les Grâces (1824) par Louis David
                    (Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles). 

01/04/2016

"LE PONT" DE GUSTAVE COURBET

Gustave Courbet, parfois, recherchait le scandale. Peut-être l'attirait-il parce qu'il restait énigmatique sur sa vision de l'esthétique quand il concevait une œuvre provocante.

 


Mais lorsqu'il réalisa "le Pont", où fusionnent harmonieusement la beauté sauvage de la Nature, avec ses cascades, ses eaux translucides dont il nous semble percevoir les bruissants bouillonnements, sa végétation frémissante,  ses zones d'ombre, de mystère, et l'ouvrage construit par l'homme, le pont qu'un personnage et sa monture franchissent paisiblement, pont massif et pourtant en accord avec ce site enchanteur, le peintre sut unir réalisme et idéalisme.

 


Gustave Courbet démontrait, là,  que réel et idéal peuvent être inséparables chez l'artiste. Peut-être son explication était-elle autre...


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"Le Pont" (vers 1864) de Gustave Courbet.