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20/09/2014

"ROGER ET ANGELIQUE" D'INGRES

Au début du XIXe siècle, le préromantisme remit à l'honneur les tumultueuses passions du "Roland furieux" de l'Arioste, un poème épique publié au XVIe siècle, où Roland, dédaigné par Angélique, est atteint de folie amoureuse.

 



Ingres s'inspira de ce poème pour son tableau : "Roger et Angélique" (1819) où il renouait avec des préoccupations purement plastiques. Cette toile fut acquise par Louis XVIII.

 



Le cavalier libérateur, Roger, grimpé sur l'hippogriffe, animal fabuleux, moitié cheval, moitié griffon, découvre Angélique nue, enchaînée aux rochers glacés de l'île des Pleurs et livrée en pâture aux monstres marins mais aussi aux regards de son sauveur. Armé d'une lance, Roger combat un des monstres marins et détourne ses yeux de la belle captive.

 


"La spirale ramassée de Roger et de l'hippogriffe donne toute sa valeur à l'arabesque du corps d'Angélique." Le public du Salon de 1819, moins sensible au dessin qu'à la couleur, critiqua les tons trop violacés à son goût...

 

Ce tableau est au Musée du Louvre à Paris.

(Bibliographie : L'Aventure de l'Art au XIXe siècle sous la direction de Jean-Louis Ferrier avec la collaboration de Sophie Monneret, Éditions du Chêne, 1991).


 

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         "Roger et Angélique" (1819) de Jean Auguste Dominique Ingres.

 

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