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26/09/2019

JOSEPH ANTON KOCH

Joseph Anton Koch (1768-1839), peintre autrichien qui vécut surtout à Rome, fut la figure de proue des "Allemands de Rome".

 


Jeune paysan, ses dessins attirèrent l'attention de l'évêque d'Augsbourg, en Allemagne. Le prélat voulut assurer l'éducation de Joseph Anton Koch dans un collège de Stuttgart mais le jeune élève mit fin à ses études par une fugue.

 


Il s'installa à Rome dès l'âge de vingt-sept ans et fut l'ami et le conseiller de presque tous les artistes allemands venus y travailler. Mais il resta très caustique envers ceux qui se targuaient d'être esthètes et ne savaient pas admirer sans avoir au préalable consulté les écrits tirés de leur mallette.

 

 

Il composa des tableaux historiques ainsi que des paysages qui exaltent la splendeur de la Nature et la puissance des éléments. Il fit de nombreux dessins, particulièrement d'après la Divine Comédie de Dante.

 

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             La Chute d'eau du Schmadribach par Joseph Anton Koch.

27/06/2019

"LE CHATEAU NOIR" PAR CEZANNE

Le Château Noir est serti dans la semi-pénombre d'un sous-bois. Une impressionnante porte rouge flamboie sur la muraille ocre du bâtiment, percée de fenêtres gothiques.

 


Le Château Noir était en réalité une vieille bâtisse enfouie dans les pins d'une grande propriété, située sur la route entre Aix et le Tholonet, avec vue sur la Montagne Sainte-Victoire.

 


Cézanne obtint la permission d'utiliser une des pièces pour en faire son atelier. Il réalisa beaucoup de croquis et tableaux du Château Noir et de la Montagne Sainte-Victoire.

 

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                             Le Château Noir par Paul Cézanne. 

28/02/2019

EDGAR DEGAS, LE PERFECTIONNISTE

Edgar Degas n'appréciait pas que l'on changeât les cadres de ses œuvres, pas plus qu'il n'aimait laisser sortir ses toiles de son atelier car il désirait toujours "arranger" un détail.

 


"Une fois, entre autres, invité à dîner chez un de ses vieux amis, il ne dépassa pas l'antichambre, ayant aperçu, dès l'entrée, un de ses tableaux dans un cadre d'or. Degas avait décroché le tableau. Avec une pièce de deux sous, il souleva les pointes qui retenaient au cadre la toile et l'emporta sous son bras. [...] On ne le revit plus jamais."

 


Une de ses relations, M. Rouart, qui n'ignorait pas que Degas voulait toujours "reprendre un détail dans ses œuvres, même les plus travaillées, avait jugé prudent d'attacher ses fameuses Danseuses par une chaîne au mur.
- Dites donc, Rouart, il y a là ce pied... Avec une toute petite retouche...
Mais l'autre n'avait nulle inquiétude, sûr de la solidité de la chaîne."

 

(Bibliographie : En écoutant Cézanne, Degas, Renoir par Ambroise Vollard. Préface de Maurice Rheims de l'Académie française. Éditions Bernard Grasset, 1938).

 

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                         L'École de danse (1879-1880) par Edgar Degas.

 

21/02/2019

MARY CASSATT EN TOUTE MODESTIE

Ambroise Vollard, dans Souvenirs d'un marchand de tableaux, écrit que Mary Cassatt, peintre et graveur, n'aimait pas mettre ses propres œuvres en valeur dans le monde.

 

"Dans une exposition impressionniste où Mary Cassatt prenait véhémentement partie pour ses camarades :
- Mais, dit quelqu'un, s'adressant à Mary Cassatt sans savoir à qui il parlait, parmi tous ceux que vous citez, vous oubliez un peintre que Degas place très haut...
- Qui donc ? fit-elle, très étonnée.
- C'est Mary Cassatt.
Sans fausse modestie, très naturellement, elle eut cette exclamation :
- Ah bah !
- Ça doit être une femme-peintre ; elle est jalouse, murmura l'autre en s'en allant."

 

(Bibliographie : Mary Cassatt par Jay Roudebush. Traduit de l'américain par Marie-Hélène Agüeros. Flammarion, 1980).

 

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                                   Jeune Femme lisant par Mary Cassatt. 

13/09/2018

"ROGER ET ANGELIQUE" PAR INGRES

Au début du XIXe siècle, le préromantisme remit à l'honneur les tumultueuses passions du "Roland furieux" de l'Arioste, un poème épique publié au XVIe siècle, où Roland, dédaigné par Angélique, est atteint de folie amoureuse.

 



Ingres s'inspira de ce poème pour son tableau : "Roger et Angélique" (1819) où il renouait avec des préoccupations purement plastiques. Cette toile fut acquise par Louis XVIII.

 



Le cavalier libérateur, Roger, grimpé sur l'hippogriffe, animal fabuleux, moitié cheval, moitié griffon, découvre Angélique nue, enchaînée aux rochers glacés de l'île des Pleurs et livrée en pâture aux monstres marins mais aussi aux regards de son sauveur. Armé d'une lance, Roger combat un des monstres marins et détourne ses yeux de la belle captive.

 


"La spirale ramassée de Roger et de l'hippogriffe donne toute sa valeur à l'arabesque du corps d'Angélique." Le public du Salon de 1819, moins sensible au dessin qu'à la couleur, critiqua les tons trop violacés à son goût...

 

Ce tableau est au Musée du Louvre à Paris.

(Bibliographie : L'Aventure de l'Art au XIXe siècle sous la direction de Jean-Louis Ferrier avec la collaboration de Sophie Monneret, Éditions du Chêne, 1991).


 

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         "Roger et Angélique" (1819) par Jean Auguste Dominique Ingres.