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12/09/2012

"JOURNEE VENTEUSE. LE TAUREAU" DE N. KRYMOV

Nikolaï Pétrovitch Krymov (1884-1958), peintre russe, fut le disciple d'Arklip Kouindji, chef de file d'un art romantique à la pureté intacte.

Nikolaï Krymov resta fidèle "à une peinture issue du réel, jouant sur la couleur, riche de sens et attachée à traduire des impressions de nature." Ce peintre romantique créa un univers alors que le réaliste reproduit le monde.

 


Avec "Journée venteuse. Le Taureau", Krymov nous entraîne dans un paysage rural que les éléments s'apprêtent à bouleverser. Une vache, affolée, lève la tête vers les nuages tourbillonnants tandis que le taureau noir ignore placidement la tourmente qui fait lever au ciel les bras de deux personnages ; un troisième, en voiture, roule sur le chemin conduisant à la ferme et soulève un nuage de poussière qui tente de défier les cieux menaçants. Les arbres, pour l'instant, résistent...

 

 

"La primitivisation des formes ne crée pas l'impression d'un mode de pensée populaire. Dépourvue d'ironie, elle permet d'obtenir un effet d'expressivité inconnu jusqu'alors, par lequel la simplification des formes met en relief une force d'expression."

 

(Bibliographie : L'Art russe. 1900-1935 Tendances et mouvements par Vitali Manine. Philippe Sers Éditeur, Paris, 1989).

 

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             "Journée venteuse. Le Taureau" (1908) de Nikolaï Krymov
                                  (Musée russe, Leningrad).

 

Commentaires

Cette "journée venteuse" où la nature se montre dans son aspect sauvage et mystérieux me plaît beaucoup et avec ce bel exemple de peinture romantique (qui me fait songer à certaines toiles impressionnistes de Vincent... Van Gogh), avec cette idée que les êtres humains ne sont pas au-dessus des forces de la nature, nous sommes bien loin des idéaux grecs où l'humanité était au-dessus de tout et maître de son destin...

Écrit par : Jean-Claude | 10/09/2012

J'ai aussi pensé à Vincent Van Gogh en découvrant cette toile, peut-être à cause des volutes (nuages, bourrasques, poussières...)
La Nature éternelle possède des ressources d'une force immense et se rit des petites marionnettes humaines, à l'existence si brève, qu'elle peut balayer d'un souffle lorsqu'elle se fâche...
Merci, cher Jean-Claude, de votre visite.

Écrit par : Christian JOUGLA | 12/09/2012

Oui, moi aussi j'ai pensé à Van Gogh et ses toiles arlésiennes.
Ici, on sent vraiment la violence du vent! Et ce n'est pas évident de représenter du vent...

Écrit par : christiana | 13/09/2012

En effet, Christiana, et une des notes que je publie aujourd'hui confirme votre appréciation !

Écrit par : Christian JOUGLA | 14/09/2012

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