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29/12/2012

CHARLES BAUDELAIRE

Charles Baudelaire (1821-1867)



"Le jeune Charles Baudelaire était une espèce de dandy dégoûté par le monde et par la société." (Jean d'Ormesson).


Sa vie semble s'intégrer au romantisme le plus traditionnel, mais sa réflexion invente le symbolisme. Il préfère le symbole à l'objet, sa vision de la nature à la nature réelle ; grand critique d'art, il préfère le tableau au modèle.


Un voyage dans l'Océan Indien éveille en lui le goût de l'exotisme. Il découvre dans la nature les "correspondances" : "Les parfums, les couleurs et les sons se répondent". Correspondances qu'il étudie aussi dans les "mouvements" et les rythmes en littérature : Hoffmann, De Quincey, et surtout Edgar Allan Poe dont il traduit l'œuvre, également en peinture avec Delacroix et en musique avec Wagner.



Les Fleurs du mal, grand recueil de poèmes, valent à Baudelaire, en 1857, une condamnation en correctionnelle. Son désir de dissocier l'art et la beauté de la morale et de la vertu n'est pas compris d'autant qu'il cultive le goût de la provocation.


"Baudelaire passe à la postérité avec un seul volume. Les vers faibles n'y manquent pas. Mais d'autres ont une splendeur incomparable et une sorte de magie flotte sur les femmes damnées, les vampires, les divans, les étoffes et les fleurs, les chevelures dénouées, les navires dans les ports." (Jean d'Ormesson).


Il tente de se suicider, la syphilis le conduit à la paralysie totale. L'immense poète déchiré entre la beauté et le spleen, entre Dieu et Satan, meurt à quarante-six ans.

 

(Bibliographie : Une autre histoire de la littérature française par Jean d'Ormesson de l'Académie française, NiL éditions, 1997).

 

(Écrit par Améthyste)

 

 

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                 "Portrait de Baudelaire" par Gustave Courbet.

21/12/2012

STEPHANE MALLARME

Stéphane Mallarmé (1842-1898) fut, par nécessité, professeur d'anglais, un professeur très chahuté. Admirateur de Baudelaire et d'Edgar Poe, il a écrit l'Azur et Brise marine. Quelques-uns de ses poèmes, publiés dans "le Parnasse contemporain" (manifeste de l'école parnassienne et recueil de vers édité en trois livraisons : 1866, 1871 et 1876), passèrent inaperçus. L'insuccès frappa aussi ses autres textes : Hérodiade, puis l'Après-Midi d'un faune, ...

 



Verlaine, dans ses Poètes maudits, en 1880, et Huysmans, quatre ans plus tard, dans À rebours, lui apportèrent la notoriété. Stéphane Mallarmé entreprit son Grand Œuvre qu'il intitula le Livre, mais il restera inachevé.

 


"Ce qui est indéniable, c'est l'influence exercée par lui, dans ces derniers temps, sur tout un groupe de jeunes artistes en vers, - décadents, symbolistes, etc., - qui l'honorent comme un Précurseur et comme un Maître, et, chez lui, comme chez eux, il convient de saluer la noble ambition de découvrir un art nouveau." (François Coppée). 

 

Mallarmé devint l'un des chefs de file du symbolisme naissant et fut élu Prince des Poètes à la mort de Verlaine.

 

(Bibliographie : Anthologie des Poètes français du XIXe siècle. Alphonse Lemerre, éditeur, 1898).

 

(Écrit par Améthyste)

 

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                           "Portrait de Stéphane Mallarmé" (1876) par Édouard Manet.