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20/07/2017

AMEDEO MODIGLIANI

Amedeo Modigliani (1884-1920)



Ce peintre et sculpteur italien étudie à Florence et à Venise. À vingt-deux ans, il vient à Paris où il découvre Cézanne, la sculpture nègre et le cubisme naissant. Modigliani s'installe à Montmartre et trois ans plus tard à Montparnasse. C'est là que commence le destin tumultueux de ce grand peintre attiré par le nu féminin et par le portrait, artiste génial et "maudit".


"Il passera ainsi d'hôtels minables aux terrasses de cafés où il essaie de vendre ses dessins [...], de colères en dépressions, de folies en abattements. [...]

Modigliani s'invente des formes à son usage aussi sérieusement, mais aussi simplement qu'il se compose une palette, sachant pertinemment deux choses essentielles [...] que l'harmonie a ses lois, strictement composées et qui permettent d'infinies variations, que ce que l'on nomme le don, l'inspiration, tout ce qui constitue le lyrisme au fond de quoi réside le goût, n'intervenant jamais comme une vertu supplémentaire et de contrôle, fait le reste. [...]

Artiste d'une personnalité farouche, Modigliani s'est cependant toujours intéressé au travail d'autrui, passionnément. C'était par un très aigu besoin de connaissance. Pour savoir [...] toutes les façons les plus contradictoires de peindre pour parvenir à ne peindre comme personne." (André Salmon).


Miné par la misère, la tuberculose, la drogue et l'alcool, il meurt à trente-six ans.

(Bibliographie : La Vie passionnée de Modigliani par André Salmon. Éditions Gérard & C°, Verviers, et l'Intercontinentale du Livre, Paris, 1957).

 

(Présenté par Améthyste)

 

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                                   "Autoportrait" d'Amedeo Modigliani.

17/04/2015

"ENLEVEMENT DE PROSERPINE" DE GIRARDON

Le thème mythologique de l'enlèvement de Proserpine par Pluton inspira sculpteurs et peintres.

 



François Girardon (1628-1715) dirigea l'équipe de sculpteurs travaillant à Versailles et y réalisa, outre "Apollon servi par les nymphes", "L'Hiver" et les bas-reliefs du bassin des Nymphes, "L'Enlèvement de Proserpine".

 



Le dieu des enfers, Pluton, qui régnait sur le monde souterrain, en sortit une seule fois afin de procéder au rapt de Proserpine qu'il épousa.

 



Trois personnages figurent dans ce groupe en marbre où se détache le corps de Pluton, doté d'une puissante musculature. Le dieu des enfers enlace, en la soulevant du sol, Proserpine, déesse de la germination des plantes, qui tend ses bras, au-dessus de la tête de son ravisseur, vers les cieux en un geste implorant. À leurs pieds, une nymphe, surprise cueillant des fleurs en compagnie de la déesse, tente en vain de la retenir.

 

 

Une épreuve en bronze patiné se trouve au Musée des Beaux-Arts à Strasbourg.

 

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                   "Enlèvement de Proserpine" (fin du XVIIe siècle)

                                    de François Girardon.        

28/02/2015

"BEETHOVEN" PAR MAX KLINGER

En Autriche, la Sécession viennoise, constituée en 1897 en réaction contre les compromissions de la Maison des artistes, s'inscrit en rupture avec la tradition académique. La XIVe exposition du groupe de la Sécession s'ouvre le 15 avril 1902 à Vienne avec une volonté unificatrice qui "reprend la recherche de la "synthèse" entreprise par les pionniers de l'Art Nouveau."

 


L'idée directrice : créer un temple de l'Art. La "Frise Beethoven" de Gustav Klimt occupe une place majeure dans cette exposition. Ainsi s'explique le choix de "Beethoven" sculpté par Max Klinger qui commence ce travail considérable en 1886 et l'achève en mars 1902.

 

 

"Pourquoi Klinger plus précisément, dont le symbolisme lourd, l'iconographie insistante, l'exécution massive peuvent paraître aux antipodes du travail raffiné des Viennois... ?"

Le sculpteur allemand, par ses vues théoriques, répond aux deux principes importants de l'Art Nouveau : la valeur d'un art qui prend en considération la totalité de l'espace et le nécessaire travail spécifique de matériaux différenciés pour parvenir au style. "Le Beethoven en donne l'exemple par ses pierres et marbres précieux et soigneusement choisis [...]
L'image même du Beethoven, dans sa nudité héroïque, poing serré, regard sur l'au-delà, résume alors l'intention de l'ensemble : héros, martyr et rédempteur de l'Humanité, selon l'interprétation élaborée notamment par Wagner et par Nietzche..."

Sur les trois faces du trône en bronze, une imagerie symbolique oppose monde antique et monde chrétien : la Crucifixion, la naissance de Vénus... Autour de ce "joyau flamboyant" est construit un temple de l'Art dont Hoffmann conçoit l'architecture intérieure.

 

(Bibliographie : Klimt : Beethoven par Jean-Claude Bouillon. Éditions d'Art Albert Skira S.A., Genève, 1986).
 

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                           "Beethoven" (1902) par Max Klinger.

11/10/2014

"DAVID" DE MICHEL-ANGE

Michel-Ange n'a que vingt-six ans lorsqu'il entreprend de tailler son "David" (1501-1504), une statue de 4,34 m, dans un gigantesque bloc de marbre.

 


En réalisant "David", Michel-Ange dépasse l'idéalisme classique, il recherche aussi l'énergie de la spiritualité avec ce symbole de l'invincibilité de la jeune république florentine, symbole qui deviendra au fil des siècles celui de la victoire de l'intelligence sur la force brutale.

 


Certains disent qu'il s'agit de David triomphant après sa victoire contre le guerrier philistin Goliath, d'autres pensent qu'il est immortalisé juste avant son combat... Peu importe.

 

"David" est au Musée de l'Académie à Florence.

 

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                                    "David" (1501-1504) de Michel-Ange. 

 

08/02/2014

"AU RENDEZ-VOUS DES AMIS" DE MAX ERNST

Max Ernst (1891-1976), peintre et sculpteur allemand, naturalisé américain, puis français, fut l'un des premiers peintres surréalistes. Il se livra aussi à des collages et des assemblages, utilisant des matériaux parfois étrangers à l'art. Les "constructions plastiques" de Max Ernst furent presque toutes détruites.

 


Après des difficultés personnelles rencontrées à Cologne et une exposition fermée pour cause d'obscénité, le peintre trublion part définitivement pour Paris en 1922. Cette année-là il réalise un portrait de groupe où il mêle à ses amis vivants des écrivains et artistes d'autres temps. Il dote les personnages de gestes de sourds-muets, ce qui en dit long sur ses précédentes ruptures, tout d'abord avec l'Histoire de l'Art et ses canons en vigueur, ensuite avec le dadaïsme.

 



La toile "Au Rendez-vous des amis" réunit de nombreuses personnes :

 


De gauche à droite, au premier rang : l'écrivain français René Crevel, surréaliste désespéré et révolté qui se suicida en 1935 ; Max Ernst sur les genoux du romancier russe Dostoïevski, qui mourut dix ans avant la venue au monde de Max Ernst ; l'écrivain et médecin français Théodore Fraenkel ; l'écrivain Jean Paulhan, qui deviendra le directeur de la Nouvelle Revue française, le poète Benjamin Péret, un des plus ardents surréalistes ; l'écrivain et plasticien allemand Johannes Theodor Baargeld, qui fit la joie des dadaïstes avec ses collages ; le poète Robert Desnos qui abandonnera le mouvement surréaliste en 1930.

 


Au deuxième rang : le poète Philippe Soupault qui participa au mouvement dada, puis fonda avec Breton et Aragon, en 1919, la revue Littérature ; le peintre, sculpteur et poète français Hans Arp, qui associera surréalisme et abstraction ; l'artiste surréaliste français Max Morise, qui tint de tout petits rôles au cinéma ; le peintre et architecte italien Raphaël (1483-1520) ; le poète Paul Éluard, lié au dadaïsme puis au surréalisme ; l'écrivain Louis Aragon, l'un des fondateurs du surréalisme, dont le peintre ceint les hanches d'une couronne de laurier ; l'écrivain André Breton, centre dynamique du surréalisme ; le peintre italien Giorgio De Chirico dont la "peinture métaphysique" fut appréciée par les surréalistes ; enfin, Gala Éluard, une institutrice russe, épouse de Paul Éluard et maîtresse de Max Ernst. Elle deviendra l'épouse de Salvador Dali.

 


(Bibliographie : Max Ernst, 1891-1976, Au-delà de la peinture par Ulrich Bischoff. Benedikt Taschen Verlag GmbH, 1991).

   

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                                 "Au Rendez-vous des amis" de Max Ernst (1922).