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15/02/2014

"L'ENFER, CHANT XVIII" DE BOTTICELLI

Sandro Filipepi, dit Botticelli, (1445-1510), fut l'un des peintres de la chapelle Sixtine, au Vatican, où il réalisa trois fresques. Mais sa carrière se déroula surtout à Florence, favorisée par la famille des Médicis. 

 

Fils d'un tanneur, Botticelli s'orienta tout d'abord vers l'orfèvrerie. Lors de son apprentissage, il se fit remarquer par la touche très personnelle qu'il apportait aux formes décoratives et qu'il appliqua ensuite à ses œuvres picturales. À dix-huit ans, transformant ses projets, il entama un apprentissage de peintre auprès de Filippo Lippi.


Botticelli réalisa un grand nombre de tableaux d'inspiration religieuse ou mythologique pour de riches mécènes. Il travailla aussi sur des illustrations de la Divine Comédie de Dante Alighieri : "Les dessins n'ont pas été terminés, quatre feuilles seulement furent colorées [...] dont "L'Enfer, chant XVIII". Nous voyons ici Dante et son guide Virgile au huitième cercle des Enfers, composé de dix fosses profondes où les escrocs font pénitence de leurs péchés."

(Bibliographie : Botticelli par Barbara Deimling. Édition particulière pour Le Monde. Taschen GmbH, 2005).

 
  

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                             "L'Enfer, chant XVIII" (1480-1490) de Botticelli.

16/11/2012

"LA CALOMNIE D'APELLE" DE BOTTICELLI

 

Faisons une courte pause dans "la Peinture à travers les âges", si vous le voulez bien, pour rendre visite à Botticelli qui s'inspira de l'injustice subie par Apelle, peintre grec de l'Antiquité emprisonné pour une faute qu'il n'avait pas commise et auteur d'une peinture intitulée "la Calomnie" (ainsi que nous l'avons vu dans un précédent article, "Apelle, peintre grec du IVe siècle av. J.-C."), pour réaliser à son tour, vers 1495, une œuvre allégorique représentant la calomnie et autres vils sentiments et actes.



Ce tableau de Botticelli "surprend par son format relativement réduit (62 x 91 cm) ainsi que par la technique employée dont la finesse rappelle celle des miniatures."

 

Dans une salle ouverte, abondamment décorée de bas-reliefs et de sculptures, le roi, à droite de la toile, siège sur un trône. À ses côtés, les allégories du Soupçon et de l'Ignorance lui soufflent perfidement des ragots dans ses oreilles d'âne, symboles de sa sottise et de son manque de réflexion. Ses yeux sont fermés, refusant de voir la vérité et la justice. Il tend la main pour désigner au hasard qui prendra la parole.


La personnification de la Haine, un homme vêtu d'un vêtement sombre, tend agressivement le bras. Sa main, d'une longueur disproportionnée, veut frôler celle du monarque afin d'obtenir l'autorisation de déverser ses paroles haineuses. De l'autre main, il enserre fermement le bras de la Calomnie qui porte, de sa main droite, une torche symbole des mensonges qu'elle répand sur son passage. De la main gauche, l'allégorie de la Calomnie traîne sur le sol, en le tirant par les cheveux, sa victime, un adolescent à demi dévêtu dont la nudité rappelle l'innocence. Il joint vainement les mains suppliant d'être libéré.


Derrière la Calomnie, ses deux servantes, la Fourberie et la Fraude, revêtant l'apparence trompeuse de deux belles jeunes femmes, tressent les cheveux de leur maîtresse, les ornent hypocritement d'un ruban blanc et de roses symbolisant la pureté et l'innocence pour masquer ses mensonges. 



Plus loin, le Repentir est représenté par une personne très âgée, habillée d'une cape noire sur des vêtements déchirés. Elle se tourne avec un rictus vers le dernier personnage féminin, à gauche, l'allégorie de la Vérité, d'une beauté parfaite dans sa nudité intégrale, et qui me fait songer à la magnifique déesse peinte par Botticelli, dix ans plus tôt, lorsqu'il réalisa "la Naissance de Vénus". La superbe Vérité "fait un signe avec l'index de sa main droite pointé vers le haut, vers les Puissances dont on doit attendre le dernier jugement sur le mensonge et la vérité. Sans se préoccuper de ce que font les autres, tous en mouvement vers le roi, et donc totalement isolée d'eux, elle manifeste ainsi sa constance incorruptible."

 

(Bibliographie : Botticelli par Barbara Deimling. Édition particulière pour Le Monde. Taschen GmbH, 2005).

 

(Écrit par Améthyste)


 

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                       "La Calomnie d'Apelle" (vers 1495) de Botticelli.