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12/10/2013

OEDIPE ET LE SPHINX DE GUSTAVE MOREAU

Le Sphinx est souvent représenté par un lion, parfois ailé, avec une tête et un buste de femme. Il fut envoyé au peuple de Thèbes par la déesse Héra pour punir les Thébains d'un amour coupable de leur roi, Laïos. Le monstre, perché sur un rocher aux portes de la ville, posait des énigmes aux voyageurs qui, incapables de lui répondre, étaient dévorés sur-le-champ.


Œdipe, fils de Laïos et de Jocaste, pour que soit démentie la prédiction d'un oracle révélant qu'il tuerait son père et épouserait sa mère, quitta un temps sa patrie mais il ne pourra échapper à son destin.


Revenu à Thèbes, il dut répondre à cette question du Sphinx : "Quel est l'animal qui a quatre pattes le matin, deux à midi et trois le soir ?" Œdipe dit qu'il s'agissait de l'homme, de sa naissance à sa vieillesse. Le Sphinx se tua.


 

Œdipe inspira Sophocle, Aristote, Sénèque, Dryden, Corneille, Voltaire, Gide, Cocteau et Robbe-Grillet. La scène mythologique du Shinx questionnant Œdipe fut représentée par Gustave Moreau ("Œdipe et le Sphinx", 1864 ; "Œdipe voyageur", 1888...).

 

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                     "Œdipe et le Sphinx" (1864) de Gustave Moreau. 

01/12/2012

L'EGYPTE - PEINTURES MURALES (XVIIIe DYNASTIE)

 

LA PEINTURE À TRAVERS LES ÂGES

 

Quatrième partie : L'ÉGYPTE.  PEINTURES MURALES (XVIIIe DYNASTIE. 1552-1295 avant notre ère)

 

J'aborde avec fascination un "espace-temps sacré", l'Égypte ancienne, et je vous invite, chers Visiteurs, à une exploration dont je ne serai pas le guide tant, en habitués de ce blog, vous connaissez tous le site ÉgyptoMusée de Richard Lejeune, qui, je le souhaite, lira ces lignes avec un regard bienveillant.

 

Quelques éléments, dont le titre de cette publication, ont été rectifiés d'après les précieuses indications, à la suite de ce texte, du commentaire de Richard Lejeune.

 

"Hérodote nous a transmis une description de l'Égypte, dans le deuxième livre de ses Histoires, qui nous fait percevoir ce mélange d'étonnement et d'admiration qu'éprouve aujourd'hui encore, avec la même intensité, celui qui visite ce pays."

 

J'ai choisi de pénétrer dans le Nouvel Empire (1580 - 1085 avant notre ère) et plus précisément lors de la XVIIIe dynastie (1552 - 1295). La capitale est implantée à Thèbes. La monarchie pharaonique connaît son âge d'or et une intense activité artistique multiplie de magnifiques peintures ornant temples et tombes.

 

La profusion de ces peintures murales m'a conduite à vous présenter, ici, trois de ces merveilleuses réalisations qui m'ont enchantée, et que beaucoup, parmi vous, connaissent certainement déjà.

 

Mais, tout d'abord, j'ai relevé un hommage au Nil, qui assure, par ses crues, la fertilité des sols.

 

"Salut à toi, ô Nil, qui as surgi de terre, qui es venu pour faire vivre l'Égypte ! [...] C'est lui qui irrigue les champs, qui est créé par Rê pour faire vivre le bétail, qui désaltère le désert." (Hymne au Nil).

 

Voici des scènes agricoles représentant le labour des champs, la récolte des cultures et le battage du grain.

 

tombe_nakht_thebes.jpg

 

 

                                             Peinture murale de la tombe de Nakht,

                                                   XVIIIe dynastie, Thèbes

 

Ensuite, j'ai beaucoup aimé ces scènes de la vie quotidienne, et particulièrement celle des soins donnés à la vigne habillant des tonnelles (au milieu, à droite). La culture de la vigne était répandue surtout dans les régions marécageuses, les oasis, et dans le Fayoum dont il sera question dans une autre publication.

 

nakht_tombe.jpg

                              Scènes de la vie quotidienne, tombe de Nakht,

                                    Cheikh Abd el-Gourna, Thèbes Ouest,

                                                           XVIIIe dynastie

 

Enfin, un fragment peint, aux délicates et riches couleurs, nous présente une scène de chasse dans les marais.

 

Nebamon, debout dans une embarcation, brandit une arme de chasse. Derrière Nebamon, sa femme, luxueusement vêtue, est parée d'une couronne de fleurs surmontée d'un cône d'onguent.

 

De multiples symboles ornent cette scène idyllique : les oiseaux représentent "la transmigration et la résurrection" dans le monde des morts, les fleurs de lotus, symbole de renaissance, présagent pour le défunt "la béatitude dans l'au-delà."

 

 

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                                  Chasse dans les marais

(détail d'une peinture murale sur fond de torchis provenant

de la tombe de Nebamon à Dra Abou el-Naga, Thèbes,

XVIIIe dynastie, British Museum, Londres)

 

(Bibliographie : L'Égypte. L'Époque pharaonique par Alessia Fassone et Enrico Ferraris. Traduit de l'italien par Claire Mulkai. Éditions Hazan, Paris, 2008)

 

(À suivre)

 

(Écrit par Améthyste)