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16/11/2013

LA GENERATION PERDUE - Sherwood Anderson (suite 2)

 

Le salon de Gertrude Stein, femme de lettres américaine établie à Paris, accueillit, entre autres écrivains, Sherwood Anderson (1876 - 1941), né à Camden dans l'Ohio. 

 

Ses nouvelles, dont Winesburg, Ohio publié en 1919, et ses romans, parmi lesquels le Rire noir (1925), dépeignaient la médiocrité, la petitesse provinciale. Doté d'un réalisme objectif et d'une froide lucidité, Sherwood Anderson influencera Ernest Hemingway et William Faulkner (1897 - 1962), écrivain américain né à New Albany dans le Mississippi.

 

(À suivre)

 

(Écrit par Améthyste)

 

 

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Sherwood Anderson en 1933

 

LA GENERATION PERDUE (suite 1)

 

Ernest Hemingway reprit l'expression "Génération perdue" en tête du Soleil se lève aussi (1926). Avec sa connotation de désespoir, cette expression s'appliquait à quelques écrivains américains cherchant une échappatoire après l'épreuve de la Première Guerre mondiale. Citons, entre autres :

 

- Sherwood Anderson (1876 - 1941), natif de Camden, Ohio ;

- Archibald MacLeish (1892 - 1982), Glencoe, Illinois ;

- Edward Estlin Cummings (1894 - 1962), Cambridge, Massachusetts ;

- Francis Scott Fitzgerald (1896 - 1940), Saint-Paul, Minnesota ;

- John Roderigo Dos Passos ( 1896 - 1970), Chicago, Illinois ;

- Ernest Hemingway (1899 - 1961), Oak Park, Illinois.

 

(À suivre)

 

(Écrit par Améthyste)

 

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Ernest Hemingway en 1950

 

LA GENERATION PERDUE - Gertrude Stein

 

La Génération perdue : cette expression désigne les écrivains américains qui, dans les années 1920, au lendemain de la Première Guerre mondiale, tentèrent de trouver une issue à leur désarroi intellectuel en se jetant à corps perdu dans l'Europe des années folles, l'alcool, les voyages.

 

L'expression "Génération perdue" fut attribuée à Gertrude Stein (1874 - 1946), femme de lettres américaine établie à Paris. Son salon fut le point de rencontre des expatriés américains. Elle se trouva mêlée aux mouvements littéraires et picturaux d'avant-garde.

 

Au début du XXe siècle, Gertrude Stein  publia Trois Vies, puis Américains d'Amérique. En 1933, l'Autobiographie d'Alice B. Toklas lui apporta la célébrité. Ce livre fut suivi, en 1938, de l'Autobiographie de tout le monde.  Son œuvre influença Sherwood Anderson, Ernest Hemingway et plusieurs romanciers de la Génération perdue.

 

(À suivre)

 

(Écrit par Améthyste)

 

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Gertrude Stein en 1909

28/09/2013

NICOLAS GILBERT, POETE MAUDIT ET ANTI-PHILOSOPHIE

Nicolas Gilbert (1750-1780), poète français, connut une jeunesse misérable. Il participa à la lutte contre les philosophes : le Carnaval des auteurs qu'il écrivit à vingt-trois ans, et Mon Apologie, cinq ans plus tard, en 1778.



 

Sur le point d'accéder à l'aisance et à la notoriété avec son Ode imitée de plusieurs psaumes qui lui valut des pensions de la Cour et de l'Église, il fit une chute de cheval mortelle à l'âge de trente ans.

 


Alfred de Vigny célébra sa légende de poète maudit dans Stello ou les Consultations du docteur Noir (1832). Ce roman est un entretien se déroulant entre le poète Stello et le docteur Noir. Ce dernier lui enseigne que le poète est condamné d'avance par la société.

 

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                                                                         Nicolas Gilbert.

03/08/2013

LORD BYRON, GENIE FATAL ET SOUFFRANT

George Gordon, Lord Byron (1788-1824).

Ce poète anglais, qui se disait destiné à ne jamais être heureux, fut un enfant farouche et passionné. Affligé d'une boiterie singulière, car une de ses chevilles cédait sous le poids de son corps, il était révolté, susceptible, orgueilleux, provocant et violent. Des études d'histoire et de latin devinrent pour lui "un refuge de paix et de plaisir".

 

Son Pèlerinage de Childe Harold (1812) lui apporta la célébrité. Poète adulé, il mena une vie fastueuse et parfois scandaleuse. Son mal de vivre s'exprima dans les poèmes de héros rebelles : le Giaour, le Corsaire, le Prisonnier de Chillon, Manfred, Don Juan... Il écrivit aussi des drames et des contes en vers.



Le riche Lord Byron se joignit aux insurgés grecs se battant pour leur indépendance. "On galopait dans la campagne tous les matins, Byron dans son uniforme et portant son casque homérique." L'anecdote suivante démontre son goût pour la provocation : dans un monastère près de Samos, Byron s'étendit tranquillement dans le plus profond des "sarcophages qui ornaient le cloître et, au grand effroi des assistants, il récita la tirade où Hamlet médite en contemplant le crâne de Yorrick..."



Lord Byron, le fils du désespoir selon Chateaubriand, mourut à trente-six à Missolonghi, en Grèce.

 

(Bibliographie : Lord Byron, la Malédiction du génie par Gilbert Martineau. Éditions Tallandier, 1984).

 

(Écrit par Améthyste)

 

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                     Lord Byron en tenue albanaise par Thomas Phillips.