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16/11/2013

LA GENERATION PERDUE (suite 1)

 

Ernest Hemingway reprit l'expression "Génération perdue" en tête du Soleil se lève aussi (1926). Avec sa connotation de désespoir, cette expression s'appliquait à quelques écrivains américains cherchant une échappatoire après l'épreuve de la Première Guerre mondiale. Citons, entre autres :

 

- Sherwood Anderson (1876 - 1941), natif de Camden, Ohio ;

- Archibald MacLeish (1892 - 1982), Glencoe, Illinois ;

- Edward Estlin Cummings (1894 - 1962), Cambridge, Massachusetts ;

- Francis Scott Fitzgerald (1896 - 1940), Saint-Paul, Minnesota ;

- John Roderigo Dos Passos ( 1896 - 1970), Chicago, Illinois ;

- Ernest Hemingway (1899 - 1961), Oak Park, Illinois.

 

(À suivre)

 

(Écrit par Améthyste)

 

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Ernest Hemingway en 1950

 

LA GENERATION PERDUE - Gertrude Stein

 

La Génération perdue : cette expression désigne les écrivains américains qui, dans les années 1920, au lendemain de la Première Guerre mondiale, tentèrent de trouver une issue à leur désarroi intellectuel en se jetant à corps perdu dans l'Europe des années folles, l'alcool, les voyages.

 

L'expression "Génération perdue" fut attribuée à Gertrude Stein (1874 - 1946), femme de lettres américaine établie à Paris. Son salon fut le point de rencontre des expatriés américains. Elle se trouva mêlée aux mouvements littéraires et picturaux d'avant-garde.

 

Au début du XXe siècle, Gertrude Stein  publia Trois Vies, puis Américains d'Amérique. En 1933, l'Autobiographie d'Alice B. Toklas lui apporta la célébrité. Ce livre fut suivi, en 1938, de l'Autobiographie de tout le monde.  Son œuvre influença Sherwood Anderson, Ernest Hemingway et plusieurs romanciers de la Génération perdue.

 

(À suivre)

 

(Écrit par Améthyste)

 

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Gertrude Stein en 1909

13/07/2013

PAUL VERLAINE

Paul Verlaine (1844-1896)

 

Verlaine, brillant élève, après le baccalauréat, s'inscrit à l'École de Droit. Il lit Baudelaire, Banville, Hugo, Glatigny et Catulle Mendès. Il abandonne rapidement ses études pour fréquenter les cafés où l'on parle de poésie et les salons littéraires auxquels participent Mendès, Coppée, Anatole France, Villiers de l'Isle, Heredia, Valade... Il collabore au Parnasse contemporain. 

 

 

Déjà sous l'emprise de l'alcool, il cherche à vaincre ses démons par la poésie. Les Poèmes saturniens (1866) révèlent un poète authentique. Ses fiançailles et son mariage, en 1870, avec Mathilde Mauté de Fleurville lui inspirent les Fêtes galantes et la Bonne Chanson, où éclatent ses talents d'écrivain véritable.


Un an plus tard, Arthur Rimbaud fait irruption dans la vie du jeune couple. Verlaine et Rimbaud s'enfuient. Verlaine tire sur son ami qui veut le quitter et le blesse. Il purge deux ans de prison pendant lesquels son génie poétique s'épanouit. Verlaine enseigne un temps, enlève un de ses élèves. Il a de nouveau sombré dans l'alcool et terminera sa vie, dans une misère totale, entre garnis et hôpitaux. Celui qui a été élu, à la mort de Leconte de Lisle, "Prince des Poètes", décède à cinquante-deux ans.



 

"Verlaine ? il est caché parmi l'herbe, Verlaine."

Ce beau vers de Mallarmé, si fluide, si peu funèbre en somme qu'on en oublie presque qu'il appartient à un "tombeau" - le plus léger, le plus ouvert des "tombeaux" mallarméens, comme si, sur ce mort, il fallait peser le moins possible - ce beau vers était prophétique. Oui, Verlaine est caché. [...] Caché dans l'ombre écrasante de Rimbaud pour qui il eut toutes les faiblesses - il aimait cela, la faiblesse - et dont il reconnut, avant tous, le génie. Caché par les faits divers tapageurs, les violences, le coup de revolver de Bruxelles, la fée-absinthe, les prisons, les hôpitaux, les débauches crapuleuses [...] Caché par la gloire anthologique, "sanglots longs", ciel "par-dessus le toit"..." (Jean Gaudon).

 

(Bibliographie : Paul Verlaine. Poèmes saturniens. Confessions, Chronologie, préface, notes et archives de l'œuvre par Jean Gaudon. Éditions Garnier-Flammarion, 1977).

 

(Écrit par Améthyste)

 

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Portrait de Verlaine par Eugène Carrière.

13/01/2013

GERARD DE NERVAL

Gérard de Nerval (1808-1855)

 


On rencontre Gérard de Nerval, son ami Théophile Gautier venu à Paris pour étudier la peinture, et Pétrus Borel, au romantisme exacerbé et qui ne rompra jamais avec la révolte intérieure, en compagnie de la bohème des Jeunes-France, un groupe d'écrivains et d'artistes excentriques, prompts aux excès et exagérant les théories de l'école romantique.

 


À dix-huit ans, Nerval publie les Élégies nationales, un recueil poétique et polémique. Deux ans plus tard il traduit le Faust de Goethe.

 

Il voyage en Europe, en Turquie, en Égypte. Entre-temps, un amour malheureux le fait pénétrer dans la folie et un premier internement. Puis il écrit le Voyage en Orient, pittoresque récit de son périple en Turquie et en Égypte.

 


Entre internements et rémissions, il publie des recueils en prose, marqués par l'illuminisme, où il exprime son goût des légendes fantastiques qu'il traite souvent avec fantaisie : les Illuminés, la Bohème savante, les Filles du feu. Il écrit des poèmes, les Chimères, Odelettes et un roman Aurélia, sa dernière œuvre, où le lecteur pénètre dans les rêves et les obsessions de sa folie.

 

Ce précurseur de Baudelaire, de Mallarmé et du surréalisme finit par se pendre, une nuit d'hiver, à une grille, rue de la Vieille-Lanterne, près des Halles, à Paris. Il avait quarante-sept ans.

 

(Écrit par Améthyste)

 

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                                 Gérard de Nerval par Nadar.

26/12/2012

CHARLES CROS, HOMME DE SCIENCE ET POETE

Charles Cros (1842-1888), génie scientifique précoce, découvre un procédé indirect de photographie des couleurs et donne la description d'un appareil qui se révèle l'ancêtre du phonographe.



Cependant il préfère la vie de bohème au laboratoire, en compagnie notamment de l'écrivain Alphonse Allais. Charles Cros est aussi poète et publie un volume de vers délicats : Le Coffret de santal, en 1873. Il est également l'auteur de nombreux monologues pétillants d'esprit. Mais ce poète restera ignoré de ses contemporains.

 

(Écrit par Améthyste)

 

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Charles Cros