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16/11/2013

LA GENERATION PERDUE - Gertrude Stein

 

La Génération perdue : cette expression désigne les écrivains américains qui, dans les années 1920, au lendemain de la Première Guerre mondiale, tentèrent de trouver une issue à leur désarroi intellectuel en se jetant à corps perdu dans l'Europe des années folles, l'alcool, les voyages.

 

L'expression "Génération perdue" fut attribuée à Gertrude Stein (1874 - 1946), femme de lettres américaine établie à Paris. Son salon fut le point de rencontre des expatriés américains. Elle se trouva mêlée aux mouvements littéraires et picturaux d'avant-garde.

 

Au début du XXe siècle, Gertrude Stein  publia Trois Vies, puis Américains d'Amérique. En 1933, l'Autobiographie d'Alice B. Toklas lui apporta la célébrité. Ce livre fut suivi, en 1938, de l'Autobiographie de tout le monde.  Son œuvre influença Sherwood Anderson, Ernest Hemingway et plusieurs romanciers de la Génération perdue.

 

(À suivre)

 

(Écrit par Améthyste)

 

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Gertrude Stein en 1909

14/10/2012

LA DAME BLANCHE, LES LEGENDES DU PAYS D'OC

Maintes légendes entourent les Dames blanches, belles créatures diaphanes, qui errent dans les châteaux en ruine. Tout au long des siècles, elles hantent tristement les tours abandonnées, se souvenant d'un drame qu'elles ont vécu jadis.

 

"Les eaux du lac se sont refermées sur une princesse. Aussi, pendant les orages, la dame blanche apparaît à une tour en ruine. Elle prie pour que les gens qui sont dehors, qui travaillent, aient le temps de se mettre à l'abri."

"La dame blanche apparaissait la nuit de chaque vendredi, au milieu de lueurs phosphorescentes, sur les ruines de la grande tour carrée. Elle poussait des cris plaintifs et déchirants jusqu'à ce qu'une bonne âme désignée par le sort lui eût apporté un pain de beau froment et une pinte de vin qu'elle devait déposer, en se signant trois fois, sur une large dalle élevée à l'extrémité du chemin de la tour."

 

 

(Bibliographie : Croyances populaires des Pays d'Oc de Jean-Pierre Piniès (Éditions Rivages, Marseille, 1984).

 

(Écrit par Améthyste)

 

 

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                     "The Lady of Shalott" (1888) de John William Waterhouse.

 

                   

12/08/2012

LEGENDE INDIENNE DU CONDOR

Une légende indienne veut que le condor, énorme rapace diurne des Andes et de Californie, soit le protecteur du soleil et ainsi veille sur les hommes.

 


Quand le soleil est au plus bas de sa trajectoire, quand il risque de se fracasser contre la terre si dure ou de se noyer à jamais dans les océans immenses, le grand oiseau noir se saisit du soleil, l'arrime solidement sur ses ailes et l'emporte vers les cimes salvatrices, puis disparaît.

 

La nuit s'installe sur la terre dans l'esprit et le cœur des hommes avec toutes les terreurs qu'elle engendre. À l'aube, le condor reprend le soleil sur ses ailes, file telle une flèche, plane, tournoie nimbé de tout l'or du soleil, et rapporte aux pauvres hommes qui ont eu si peur de ne jamais le revoir le bel astre qu'il sauve chaque soir d'une fin certaine...

 

(Bibliographie : Ils s'aimaient de Louis Nucéra (Grasset et Fasquelle, 1998).

 

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03/08/2012

DIVIN VICTOR HUGO !

Andreï Makine, romancier d'origine russe (né en 1957, Sibérie) et vivant en France depuis 1987, relate dans le Testament français une anecdote pleine d'un humour assez insolent ma foi, relevée au cours d'une conversation entre l'adepte de poésie intemporelle Leconte de Lisle, rassembleur des écrivains qui constituèrent l'école parnassienne, et l'immense Victor Hugo :

 



"... Victor Hugo, patriarche grisonnant et mélancolique, rencontrait sous le dais d'un parc Leconte de Lisle. "Savez-vous à quoi j'étais en train de penser ?" demandait le patriarche. Et devant l'embarras de son interlocuteur, il déclarait avec emphase : "Je pensais à ce que je dirai à Dieu quand, très bientôt peut-être, je rejoindrai son royaume..." C'est alors que Leconte de Lisle, ironique et respectueux à la fois, affirmait avec conviction : "Oh, vous lui direz : "Cher confrère...".

 


(Bibliographie : le Testament français d'Andreï Makine. Éditions Mercure de France, Paris, 1995).

 

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     Victor Hugo par Rodin.

01/08/2012

"LE RADEAU DU CACIQUE DE GUATAVITA"

La soif d'or fut un mobile important pour la conquête de nouveaux territoires. Hernán Cortés, le conquérant espagnol du Mexique, expliqua à un dignitaire aztèque que ses compagnons et lui-même "souffraient d'une maladie que seul l'or pouvait soulager", maladie qui leur faisait obligation de franchir les mers.

 


Les fouilles archéologiques inclinent à croire que la métallurgie de l'or existait en Amérique dès l'ère chrétienne. Certains pensent que le travail de l'or aurait pris naissance sur la côte péruvienne, et que l'alliage de l'or et du cuivre, connu selon les régions, sous les noms de tumbaga, guanín ou karakoli, aurait été mis au point en Colombie ou au cœur de la Guyane.

 


L'aire géographique concernée par le travail de l'or "peut être grossièrement divisée en trois zones, chacune présentant une certaine homogénéité : l'aire péruvienne ; le nord des Andes (Équateur, Colombie, Venezuela), zone d'échanges entre l'Amérique du Sud et l'Amérique centrale ; l'isthme américain (Mexique, Guatemala, Honduras, Salvador, Panamá, Costa Rica et Nicaragua)."

Pour l'amour de ce métal précieux, bien des exactions furent commises, comme le chante ce poète anonyme :

 


"Enrichies grâce à la rançon
Des espagnols
Les bêtes féroces se déchirent
Le cœur plein de haine
Dans des ténèbres
Toujours plus profondes."

 

Dans le pays chibcha, sur le haut plateau de Bogotá, est né le mythe du cacique (notable local) de Guatavitá, connu sous le nom d'El Dorado (l'Homme Doré), qui enflamma l'imagination des Espagnols. Des artisans indigènes furent aussi inspirés par cette légende et réalisèrent un superbe modèle réduit en or du radeau du cacique de Guatavitá, particulièrement représentatif de l'art chibcha.

 

(Bibliographie : Les Passeports de l'Art. Les trésors précolombiens. Texte de Luisa Faldini. Traduction d'Armand Giraud. Éditions Atlas, Paris, 1986).

 

(Écrit par Améthyste)

 

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                        "Le radeau du cacique de Guatavitá"
                         (Musée de l'Or, Bogotá, Colombie).