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24/12/2015

L. A. CRAPELET ET LA FOIRE AUX SANTONS DE MARSEILLE

 

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Louis Amable Crapelet (Auxerre  1822 - Marseille 1867), peintre et aquarelliste français, fut tout enfant encouragé par son père, un remarquable miniaturiste, dans ses goûts pour le dessin et la peinture. 

 

 

Il fut l'élève de Corot, puis voyagea beaucoup : Italie, Grèce, Égypte, Tunisie, Algérie, Nubie...  Peintre orientaliste,  il effectua de nombreuses études architecturales : minarets, temples, mosquées. Ses aquarelles aux colorations puissantes sont lumineuses et ses personnages vêtus de costumes chatoyants. Il peignit des felouques sur le Nil, des villes d'Afrique du Nord, des animaux aussi et particulièrement des dromadaires...

 

On peut voir ses œuvres à Marseille : Musée Grobet-Labadié, Musée Cantini et Musée des Beaux-Arts ; à Paris : au  Musée du Louvre, département des Arts graphiques.

 

Installé à Marseille, il aimait peindre l'animation de la ville. Vers le milieu du XIXe siècle, il réalisa "La Foire des Santouns sur le cours Belzunce à Marseille, pendant les fêtes de Noël". 

 

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Les santons (du provençal santoun qui signifie petit saint) sont de minuscules figurines en terre cuite peinte qui décorent, en Provence ainsi qu'en Italie et en Espagne, les crèches de Noël.

 

La Foire aux Santons de Marseille fut créée en 1803.  Sur son site, nous pouvons lire un  intéressant historique :

http://www.foire-aux-santons-de-marseille.fr/historique-f...

 

JOYEUSE FÊTE DE NOËL !

 

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(Photographie de Nina Matthews from Australia. Source Wikipédia)

 

11/07/2015

PERSEPOLIS, RESIDENCE ROYALE INCENDIEE

Êtes-vous tenté par un voyage à Persépolis ? Toutefois, nous ne pourrons voir que les ruines de ce vaste complexe palatial, Persépolis ayant été accidentellement incendiée en 330 av. J.-C. lors de sa conquête par Alexandre le Grand.

 

Persépolis, dont le nom vient de Parsa (aujourd'hui Fârs), l'ancienne dénomination du pays des Perses, était la résidence royale des Achéménides, dynastie qui régna sur l'Empire perse (vers 556 - 330 av. J.-C.), où nous rencontrons successivement :

 

 

. le fondateur des Achéménides, Cyrus II le Grand, qui devint roi des Mèdes et des Perses, en 550 av J.-C., et fit édifier sa résidence royale à Pasagardes où se trouvent les vestiges de nombreux palais aux salles hypostyles.

 

. Cambyse II, fils aîné de Cyrus II, conquit l'Égypte sur Psammétique III qu'il fit mettre à mort (525 av. J.-C.).

 

. Darios Ier devint roi de Perse après un complot. Grand organisateur et créateur, il fit élaborer la route Royale des Sardes à Suse, route que parcouraient les courriers impériaux, creuser le canal du Nil à la mer Rouge et frapper les premières monnaies perses, les dariques. Au début de son règne, Darios Ier fonda la ville royale de Persépolis. 

 

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                 Persépolis (classée au Patrimoine mondial de l'UNESCO)

 

 

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                                              Darios Ier (vase grec)

 

. Xerxès Ier, fils de Darios Ier, écrasa les révoltes de l'Égypte et de Babylone, vainquit les Grecs aux Thermopyles, et prit Athènes. Il périt assassiné.

 

. Artaxerxès Ier signa avec les Athéniens la paix de Callias (449 av. J.-C.) qui mit fin aux guerres médiques opposant les Grecs à l'Empire perse, conflits qui furent incessants de 490 à 449 av. J.-C..

 

. Xerxès II, fils d'Artaxexès Ier, lui succéda en 424 av. J.-C. et ne régna qu'un an.

 

. Darios II Okhos, fils d'Artaxexès Ier, succéda à Xerxès II. 

 

. Artaxexès II, fils aîné et successeur de Darios II. Dès son avènement, il dut lutter contre la révolte de son frère Cyrus le Jeune à la tête de dix mille soldats grecs. Artaxexès II le vainquit à Counaxa, près de Babylone. Cyrus fut tué.

 

. Artaxexès III, fils et successeur d'Artaxexès II. Il rétablit l'autorité royale sur les satrapes d'Asie occidentale et reconquit l'Égypte.

 

. Oarsès (ou Arsès), le plus jeune fils d'Artaxexès III, ne régna que de 338 à 336.

 

. Darios III Codoman, le dernier roi achéménide, périt sans héritier en 330. Alexandre le Grand lui infligea une défaite en 333, à Issos, ancienne ville de Cilicie, et, en 331, lors de la bataille d'Arbèles, ancienne ville d'Assyrie. Darios III s'enfuit devant son vainqueur et fut assassiné en 330 av. J.-C. par ses satrapes.

 

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Persépolis vue d'oiseau par Charles Chipiez (1884)

 

Persépolis, grandiose complexe palatial, est le plus parfait exemple de l'architecture achéménide avec une salle du trône, l'apadâna, de plan carré, hypostyle (dont le plafond est supporté par une multitude de colonnes.

 

Persépolis est dans la lignée des constructions de Cyrus II le Grand à Parsagades. De multiples sculptures représentant des scènes mythologiques, des porteurs d'offrandes, etc., fusion des œuvres des différentes parties du monde oriental, témoignent de l'éclectisme des souverains achéménides en matière d'architecture et d'art.

 

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Chapiteau de colonne à protomés* de griffons

dans l'allée des processions

 

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Persépolis dans les années 1920 (photographie de Harold F. Weston

 

* protomé : (archéologie) élément décoratif constitué par un buste humain ou un avant-train d'animal.

 

(Source photographique : Wikipédia).

03/04/2015

CEZANNE ET SES POMMES DANS UN CERISIER

Paul Cézanne s'emportait facilement et passait quelques-unes de ses colères sur ses toiles qu'il perçait à coups de couteau à palette. Son fils, alors qu'il était tout enfant, participait gaiement à cette destruction.

 


"Il y faisait des trous, à la grande joie de son père : - "Le fils a ouvert les fenêtres et les cheminées; il voit bien, le petit bougre, que c'est une maison !"

 

Dans son entourage, on avait un tel respect pour le peintre, que lorsqu'il laissait dans le jardin, ou jetait sur le poussier, dans son atelier, une toile lacérée, on veillait à ce qu'elle fût mise au feu. Aussi peut-on citer comme un cas unique le sauvetage d'une Nature morte que Cézanne avait jetée par la fenêtre et qui resta longtemps accrochée à la branche d'un cerisier. Comme on avait vu Cézanne rôder autour de l'arbre, armé d'une gaule, on pensa qu'il avait l'intention de "reprendre" son tableau, et l'on se garda d'y toucher.

 

J'assistai au décrochage de la toile. Je me promenais dans le jardin avec Cézanne et son fils; le peintre, qui marchait à quelques pas en avant, la tête un peu inclinée, se retourna tout à coup, et s'adressant à son enfant : "Fils, il faudrait décrocher les Pommes. J'essaierai de pousser cette étude !" (Ambroise Vollard).

 

(Bibliographie : En écoutant Cézanne, Degas, Renoir d'Ambroise Vollard. Préface de Maurice Rheims de l'Académie française. Éditions Bernard Grasset, 1938).


 

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 "Nature morte aux pommes et aux oranges" (1895-1900) de Paul Cézanne.

Une autre nature morte "Rideau, cruchon et compotier" a atteint cinquante-deux millions d'euros dans une vente aux enchères, en 1999.



Mais voici d'autres fruits, peut-être défendus ceux-là...

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                               "Baigneuses" (1874-1875) de Paul Cézanne.

 

26/03/2015

EDGAR DEGAS, LE PERFECTIONNISTE

Edgar Degas n'appréciait pas que l'on changeât les cadres de ses œuvres, pas plus qu'il n'aimait laisser sortir ses toiles de son atelier car il désirait toujours "arranger" un détail.

 


"Une fois, entre autres, invité à dîner chez un de ses vieux amis, il ne dépassa pas l'antichambre, ayant aperçu, dès l'entrée, un de ses tableaux dans un cadre d'or. Degas avait décroché le tableau. Avec une pièce de deux sous, il souleva les pointes qui retenaient au cadre la toile et l'emporta sous son bras. [...] On ne le revit plus jamais."

 


Une de ses relations, M. Rouart, qui n'ignorait pas que Degas voulait toujours "reprendre un détail dans ses œuvres, même les plus travaillées, avait jugé prudent d'attacher ses fameuses Danseuses par une chaîne au mur.
- Dites donc, Rouart, il y a là ce pied... Avec une toute petite retouche...
Mais l'autre n'avait nulle inquiétude, sûr de la solidité de la chaîne."

 

(Bibliographie : En écoutant Cézanne, Degas, Renoir par Ambroise Vollard. Préface de Maurice Rheims de l'Académie française. Éditions Bernard Grasset, 1938).

 

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                         "L'École de danse" (1879-1880) par Edgar Degas.

 

19/03/2015

MARY CASSATT EN TOUTE MODESTIE

Ambroise Vollard, dans Souvenirs d'un marchand de tableaux, écrit que Mary Cassatt, peintre et graveur, n'aimait pas mettre ses propres œuvres en valeur dans le monde.

 

"Dans une exposition impressionniste où Mary Cassatt prenait véhémentement partie pour ses camarades :
- Mais, dit quelqu'un, s'adressant à Mary Cassatt sans savoir à qui il parlait, parmi tous ceux que vous citez, vous oubliez un peintre que Degas place très haut...
- Qui donc ? fit-elle, très étonnée.
- C'est Mary Cassatt.
Sans fausse modestie, très naturellement, elle eut cette exclamation :
- Ah bah !
- Ça doit être une femme-peintre ; elle est jalouse, murmura l'autre en s'en allant."

 

(Bibliographie : Mary Cassatt par Jay Roudebush. Traduit de l'américain par Marie-Hélène Agüeros. Flammarion, 1980).

 

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                                   "Jeune Femme lisant" de Mary Cassatt.