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26/03/2015

EDGAR DEGAS, LE PERFECTIONNISTE

Edgar Degas n'appréciait pas que l'on changeât les cadres de ses œuvres, pas plus qu'il n'aimait laisser sortir ses toiles de son atelier car il désirait toujours "arranger" un détail.

 


"Une fois, entre autres, invité à dîner chez un de ses vieux amis, il ne dépassa pas l'antichambre, ayant aperçu, dès l'entrée, un de ses tableaux dans un cadre d'or. Degas avait décroché le tableau. Avec une pièce de deux sous, il souleva les pointes qui retenaient au cadre la toile et l'emporta sous son bras. [...] On ne le revit plus jamais."

 


Une de ses relations, M. Rouart, qui n'ignorait pas que Degas voulait toujours "reprendre un détail dans ses œuvres, même les plus travaillées, avait jugé prudent d'attacher ses fameuses Danseuses par une chaîne au mur.
- Dites donc, Rouart, il y a là ce pied... Avec une toute petite retouche...
Mais l'autre n'avait nulle inquiétude, sûr de la solidité de la chaîne."

 

(Bibliographie : En écoutant Cézanne, Degas, Renoir par Ambroise Vollard. Préface de Maurice Rheims de l'Académie française. Éditions Bernard Grasset, 1938).

 

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                         "L'École de danse" (1879-1880) par Edgar Degas.

 

19/03/2015

MARY CASSATT EN TOUTE MODESTIE

Ambroise Vollard, dans Souvenirs d'un marchand de tableaux, écrit que Mary Cassatt, peintre et graveur, n'aimait pas mettre ses propres œuvres en valeur dans le monde.

 

"Dans une exposition impressionniste où Mary Cassatt prenait véhémentement partie pour ses camarades :
- Mais, dit quelqu'un, s'adressant à Mary Cassatt sans savoir à qui il parlait, parmi tous ceux que vous citez, vous oubliez un peintre que Degas place très haut...
- Qui donc ? fit-elle, très étonnée.
- C'est Mary Cassatt.
Sans fausse modestie, très naturellement, elle eut cette exclamation :
- Ah bah !
- Ça doit être une femme-peintre ; elle est jalouse, murmura l'autre en s'en allant."

 

(Bibliographie : Mary Cassatt par Jay Roudebush. Traduit de l'américain par Marie-Hélène Agüeros. Flammarion, 1980).

 

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                                   "Jeune Femme lisant" de Mary Cassatt. 

30/12/2014

JOUR DE L'AN AU TIBET

Le Nouvel An tibétain ou Losar (lo : année et gsar : nouveau) est l'une des fêtes bouddhistes les plus importantes au Tibet.

 

Le Losar est célébré du premier au troisième jour de la nouvelle année lunaire. En 2015, il débutera le 18 ou 19 février si aucun appel au renoncement des célébrations, en souvenir des Tibétains morts durant les troubles au Tibet en 2008, n'a lieu. (Source : Wikipédia).

 

Nous voici au Nord de l'Himalaya, au Tibet, en chinois : Xizang ou Si-tsang, cette région située dans la partie ouest de la Chine et qui défend ardemment son statut de région autonome.

 

Le Losar est-il fêté au Tibet dans les zones où l'altitude atteint plus de 3 500 m, où le regard se pose sur de hautes chaînes à l'infini : l'Himalaya, large de 300 km en moyenne entre le Tibet et la plaine indo-gangétique ; le Transhimalaya qui borde les plateaux du Tibet ; les Kunlun entre le Tibet et le Qinghai ; les Alpes du Sichuan ; le Pamir qui se partage entre la Chine et le Tadjikistan ; le Karokorum et ses immenses glaciers qui dominent la Chine, l'Inde et le Pakistan ?

 

Quittons les plateaux désertiques pour les hautes vallées orientales, comme celles du Salouen, du Mékong et du Yangzi Jiang, fleuves qui naissent au Tibet, puis dirigeons-nous vers le Sud, dans la haute vallée du Brahmapoutre, un autre fleuve qui voit le jour au Tibet. Nous voici arrivés dans les vallées où la population se concentre. Peut-être, pendant quelques jours, partagerons-nous alors les danses des lamas tibétains...

 

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Fête bouddhiste du Losar

 

BONNE ET HEUREUSE NOUVELLE ANNÉE À TOUS !

05/12/2014

STONEHENGE, SITE MYSTIQUE

Sanctuaire dédié au seul culte solaire ou ensemble monumental en liaison avec l'observation des astres ? Croyances ancestrales ou recherches scientifiques ? Seul le site de Stonehenge, le principal ensemble mégalithique de la Grande-Bretagne (Wiltshire), au Nord de Salisbury, pourrait répondre à ces énigmes, lui qui fut construit en trois étapes : dès la fin du néolithique (vers 2400 av. J.-C.), puis au bronze ancien pour les deux dernières étapes (vers 1900 et 1700 av. J.-C.).


Une datation au carbone 14 indique 1848 av. J.-C. ; cette date correspond à peu près au calcul fait, au début du XXe siècle, par l'astronome anglais sir Joseph Norman Lockyer (1836-1920), spécialiste de la spectroscopie solaire et fondateur de la revue scientifique Nature, en 1869.


Stonehenge, à l'origine, comportait plus d'une centaine de pierres disposées en cercles.  Quarante pierres restent en place formant deux cercles de pierres dressées. Celles du cercle extérieur supportent à leur sommet des pierres transversales ou trilithes.

Mais retournons à l'ère du bronze ancien et observons ce site qui reçoit tout au long des millénaires de nombreux groupes de jeunes attirés par la mystique des lieux. Les pierres étaient "disposées en quatre cercles concentriques. Le cercle extérieur, qui a plus de 30 m de diamètre, était formé par des pierres s'élevant à 4,15 m environ au-dessus du sol et réunies à leur sommet par des linteaux. Des pierres plus petites et isolées constituaient le deuxième cercle. À l'intérieur de ce deuxième cercle, cinq trilithes, composés de blocs de grès colossaux dépassant parfois 7 m au-dessus du sol, accolés deux à deux et surmontés d'un linteau, dessinaient un fer à cheval. Enfin, après un nouveau fer à cheval formé de pierres semblables à celles du deuxième cercle, une longue pierre rectangulaire, qu'on a appelée "pierre de l'autel", était posée sur le sol. On a constaté que les deux fers à cheval de Stonehenge étaient exactement orientés vers l'endroit où le soleil se lève au 21 juin, solstice d'été."

(Bibliographie : Dictionnaire encyclopédique d'Histoire par Michel Mourre. Larousse-Bordas).


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        Stonehenge. Le grand cercle de sarsen vu de l'entrée Nord-Est
             (Photographie de Heinz-Josef Lücking du 6 août 2006).

01/11/2014

"LA HUACA DU SOLEIL" (ANDES PERUVIENNES)

L'ancien Pérou englobait le Pérou actuel, l'Équateur, une partie de la Bolivie et du Chili.


La reconstitution des époques précédant le triomphe de la culture inca (1438-1532) est une aventure qui fascine les chercheurs. Cette reconstitution de "civilisations sans textes" est complexe car les guerriers de l'Empire inca détruisirent tout ce qui pouvait rappeler leur culture passée aux peuples vaincus afin de mieux leur imposer leur suprématie.

 

"C'est probablement vers le début de l'ère chrétienne que [...] se développe, dans le nord, une production artistique pleine de vivacité que l'on qualifie d'habitude de "naturaliste". Cette culture, baptisée mochica, tire son nom de la vallée de la Moche où ont été découverts les sites archéologiques les plus significatifs."

 

La culture mochica s'est développée durant la période classique (200-1100) dans les Andes centrales péruviennes.
Les ruines d'un imposant monument, la Huaca du Soleil, ont été retrouvées dans la vallée du fleuve Moche. Temple pyramidal en briques crues, il comprend une vaste plate-forme rectangulaire et une pyramide centrale à sept terrasses. Un temple jumeau lui fait face : la Huaca de la Lune.

 

(Bibliographie : Les Civilisations archaïques de l'ancien Pérou. Texte de Licia Collobi Ragghianti. Traduction : Philippe Conrad. Éditions Atlas, Les Passeports de l'Art, 1988).

    

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                           "Huaca del Sol", La Libertad, Peru

                   (Photographie de Joel Takv, 24 octobre 2006).