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31/07/2015

"LES CHEVAUX DE NEPTUNE" DE WALTER CRANE

Admirables "Chevaux de Neptune" de Walter Crane, une marine mythologique de 1893 ! Les rouleaux de l'océan semblent être le prolongement du corps des chevaux, tous d'un blanc bleuté, en harmonie avec l'écume. Leurs sabots sont palmés, ce qui paraît absolument naturel...

 



À l'arrière-plan, sa longue chevelure blanche rejetée en arrière par la course, à l'image des crinières des chevaux, Neptune et ses somptueux équidés, dans un même franchissement des vagues, dans un même élan, apportent une extraordinaire vitalité à chacun de leurs mouvements.

 


Comment ne pas éprouver le désir de monter à cru un de ces splendides chevaux, de s'enivrer d'un galop effréné éclaboussé par les vagues épousant le rythme de cette ardente chevauchée ?

 


Walter Crane possède une science indéniable de la représentation du mouvement en peinture, de la composition subtile des couleurs et du rythme suggestif des lignes.

 

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                         "Les Chevaux de Neptune" (1893) de Walter Crane.

24/07/2015

"VENUS MARINE" DE THEODORE CHASSERIAU

Cette "Vénus marine" (1838) est une incontestable merveille avec sa perfection, sa beauté idéale, sa sensualité et... sa pureté, car elle semble bien innocente cette splendide déesse de la Beauté et de l'Amour. Vénus lève ses bras en corbeille au-dessus de sa tête pour soulever et tordre une lourde chevelure. C'est la représentation de la Femme sublime, de la Femme éternellement belle, l'inspiratrice de tant de peintres, d'écrivains et de poètes...

 


Théodore Chassériau fut l'élève d'Ingres dès l'âge de douze ans, mais plus tard il suivra l'enseignement de Delacroix qu'il admire. Avec la "Vénus marine", le Salon bien conventionnel de 1839 s'imprègne d'une fraîcheur nouvelle. L'écrivain et critique d'art Théophile Gautier écrit : "D'un sentiment exquis et tout à fait original, elle inaugure un type de femme étrange et tout à la fois sensuelle et délicieuse."

 


Le peintre apporte à ce tableau précieux sa sensualité romantique, un lyrisme empreint de nostalgie, de regrets d'amours perdues ou refusées. Son art est voluptueux et dense.

 

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                  "Vénus marine" (1838) de Théodore Chassériau.

26/06/2015

"PROSERPINE AUX ENFERS" DE ROSSETTI

Une toile de Dante Gabriel Rossetti, un des fondateurs du mouvement préraphaélite, représente la déesse de la germination des plantes, devenue reine des enfers : "Proserpine aux Enfers".

 


La tristesse de cette magnifique créature, son regard perdu dans une contemplation intérieure désespérée, tragique, un renoncement aux joies de la Terre, aux richesses de la Nature, que l'on peut lire sur son visage si fin où le nez un peu long et les lèvres charnues apportent un charme surprenant, voire inquiétant, et sa sensualité vénéneuse retiennent l'attention.

 



C'est une femme d'une beauté fascinante qui posa pour Rossetti et qui en fut l'idole exclusive : Jane Morris Burden, l'épouse du peintre William Morris.

 


Ce tableau recrée le mythe de Proserpine, fille de la déesse des moissons, qui après avoir été enlevée par Pluton, le dieu souverain des Morts, et transportée dans son royaume sous terre, fut enfermée dans une chambre. Un sonnet affiché tout en haut de la toile apporte un élément littéraire à cette pièce inquiétante où un miroir, à l'arrière-plan, semble éclairer le visage et le cou de la jeune femme. Elle vient de mordre dans un fruit, une grenade laissée là à son intention. Elle ignore qu'en goûtant un aliment appartenant au monde souterrain, elle s'unit au royaume de Pluton.

 


"... les plis du vêtement de la déesse s'organisent en une grande arabesque liée à la ligne du cou et au mouvement du bras, et une maléfique vapeur d'encens, ou d'opium, sort de la cassolette..."

 

(Bibliographie : Art Nouveau. Textes de Jean-Paul Bouillon (Éditions d'Art Albert Skira, Genève, 1994).


 

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                           "Proserpine aux Enfers" (1873-1877)

                                   de Dante Gabriel Rossetti.

12/06/2015

"L'APOTHEOSE D'HOMERE" D'INGRES

"L'Apothéose d'Homère" (1827) symbolise idéalement l'harmonie entre les Arts et les Lettres.

 


Grand Prix de Rome en 1801, Ingres reste dix-huit ans en Italie. De retour en France, il ouvre son atelier en 1824 et devient le chef de l'école classique face au romantisme.

 


Au centre de "l'Apothéose d'Homère", l'auteur légendaire, divinisé, vêtu d'une tunique blanche, est assis, tenant le bâton qui ne le quitte jamais car le poète épique était aveugle, dit-on. L'Univers, représenté par une jeune femme ailée, tient une couronne de laurier au-dessus de la tête de l'illustre conteur entouré de personnages antiques et modernes lui offrant des symboles de la création artistique et littéraire. Voici rassemblés Hérodote, Sophocle, Socrate, Platon, Raphaël, Poussin, Michel-Ange, Shakespeare, Boileau, Corneille, Racine et, à droite du tableau, Molière qui se tourne vers nous.

 

Assises sur les marches où siège le poète déifié, deux allégories représentent "l'Iliade" et "l'Odyssée". À l'arrière-plan, un temple apporte un ton plus sombre à cette toile où dominent les couleurs rouges, bleues, vertes, blanches ou jaunes des tuniques.

 



Autour de la Méditerranée et de la Mer Égée, sept cités se disaient la patrie d'Homère. Le poète épique aurait vécu au IXe siècle avant J.-C., mais "l'Iliade" daterait du VIIIe siècle et "l'Odyssée" du VIIe siècle avant  J.-C. Homère a-t-il réellement existé ou bien serait-il un mythe ? Un mythe qui inspira de nombreux peintres et sculpteurs...

 

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                        "L'Apothéose d'Homère" (1827) d'Ingres.

12/10/2012

"APOLLON VAINQUEUR DU SERPENT..." DE DELACROIX

"Apollon vainqueur du serpent Python" de Delacroix

  

 

Quand Eugène Delacroix apprend que la tâche grandiose de terminer le décor de la voûte dans la Galerie d'Apollon, au Louvre, lui est confiée, rapidement il conçoit le projet d'"Apollon vainqueur du serpent Python". Cette œuvre (1850-1851) ornera le plafond du centre.

 

 


Apollon, surgi du cœur d'un embrasement solaire, debout dans son char entraîné par quatre chevaux emballés, décoche ses flèches vers le serpent Python agonisant dans les ténèbres et les eaux du Déluge. Le serpent, se tordant furieusement en replis gigantesques, entouré de monstres et des cadavres de ses victimes, crache une épaisse fumée noire.

 


À l'opposé, parmi les déesses et les dieux, dont Vénus, Minerve, Mercure, Hercule, certains observent le combat tandis que d'autres se précipitent vers Apollon. Au-dessus du char d'Apollon et d'un halo de feu, la Victoire semble planer dans un ciel embrasé aux côtés de la messagère des dieux, Iris, qui déploie une écharpe pourpre.

 


Baudelaire témoigne ainsi du travail acharné de Delacroix pour achever ses fresques :
"Dans les dernières années de sa vie, tout ce que l'on appelle plaisir en avait disparu ; un seul, âpre, exigeant, terrible, les ayant tous remplacés, le travail, qui alors n'était plus seulement une passion, mais aurait pu s'appeler une fureur."

 

(Écrit par Améthyste)

 

 

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"Apollon vainqueur du serpent Python" (1850-1851)  d'Eugène Delacroix.

 

(Description : Français : Palais du Louvre - Galerie d'Apollon -

Eugène Delacroix : "Apollon terrassant le serpent Python"

Date : 6 avril 2012 - Source : Travail personnel - Auteur : MOSSOT).