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10/05/2017

"TEMPETE DE NEIGE SUR MER" DE TURNER

 

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                                    "Tempête de neige sur mer" de William Turner.

"Par son imprécision mouvante, l'image artistique est surtout poésie ; elle se fait alors le truchement des pulsions et des élans, des forces confuses et ardentes que le peintre sent vivre en lui !" (René Huyghe).

 

William Turner (1775-1851), peintre britannique, se dirige très tôt vers le paysage et l'aquarelle. Il réalise de nombreuses études de la campagne anglaise. Puis, il aborde l'huile, influencé par les paysagistes classiques et surtout par Claude Lorrain. Il recherche des effets de lumière de plus en plus audacieux tandis que ses sujets se dématérialisent jusqu'à l'abolition presque intégrale des formes.


(Bibliographie : L'Art et l'Âme de René Huyghe de l'Académie française (Flammarion, 1980).

 

(Écrit par Améthyste)

02/03/2017

"IVAN TSAREVITCH ET LE LOUP GRIS" PAR VASNETSOV

Victor Vasnétsov, s'inspirant de l'art et de l'architecture de la Russie ancienne, participa au développement d'un romantisme national. Puis il fut attiré par une interprétation romantique et littéraire du folklore avec ses contes, ses légendes et ses mythes. Ses toiles font revivre la Russie du XVIIe siècle, elles veulent échapper au prosaïsme et s'épurer.

 
Voici Ivan Tsarevitch et le loup gris (1889). S'enfuyant dans une course folle au travers d'une forêt épaisse, un loup gigantesque, les yeux injectés de sang par l'effort, emporte sur son dos une jeune fille, triste et passive dans les bras d'un preux chevalier. Le glaive que l'homme porte au bout d'une chaîne en bandoulière semble se diriger vers d'invisibles poursuivants. Ivan Tsarevitch scrute anxieusement les alentours. Un arbuste fleuri, à droite, tente d'apporter une note rassurante au drame qui se joue.

 

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          Ivan Tsarevitch et le loup gris (1889)  par Victor Vasnétsov.

16/02/2017

"CERES" PAR JAN BRUEGEL DE VELOURS

 

Mutine, Cérès me rappelle que je lui ai dédié, outre une présentation trop brève dans "la dynastie Bruegel, peintres flamands", un article consacré à sa seule déité. Le voici :

 

Cérès, la déesse romaine des Moissons, de la Terre, de l'Agriculture et de la Civilisation (assimilée à la déesse grecque Déméter), inspira Jan Bruegel, dit Bruegel de Velours, peintre flamand, qui la représenta capiteuse, généreuse, portant une coupe de fruits très colorés.


Dans les cheveux de Cérès, coquelicots et autres jolies fleurs des champs voisinent avec des épis. Bruegel l'a peinte richement parée de bijoux. Le regard de la déesse est attentif, probablement attiré par ceux qui vont recevoir son offrande. Je ne serais pas surprise de la voir esquisser un sourire.



Bruegel de Velours réalisa avec une finesse de miniaturiste des scènes mythologiques ou d'allégories et des tableaux de fleurs. Il exécuta aussi des fonds de paysages pour Rubens.

  

(Écrit par Améthyste)

 

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                                Cérès par Bruegel de Velours.

26/01/2017

"CHAUMES DE CORDEVILLE" PAR VAN GOGH

 

Vincent Van Gogh, sortant de l'asile de Saint-Rémy-de-Provence, s'installa à Auvers-sur-Oise. À l'entrée du hameau de Cordeville, une maison avec des toits de chaume moussus retint son regard. Ce paysage est l'un des plus sombres qu'il ait peints peu avant sa mort. En effet, il se suicida deux mois après son installation à Auvers.

 


Cette maison, où l'on n'a nulle envie de chercher refuge, semble écrasée par un ciel d'orage menaçant. Le toit de chaume, avec ses stries verdâtres, se mêle à des arbres touffus, et paraît faire partie de la nature. Et toujours les volutes chères à Vincent Van Gogh : les nuages, les feuillages des arbres...

 

 

Ce tableau "témoigne d'une envie nouvelle de création bien que le trait soit moins appuyé que de coutume. Tout n'est que vaguement suggéré, les contours et les formes ouvertes ainsi que les traits de pinceau déliés trahissent un travail rapide. La vieille ferme de chaume, le potager, la haie et le mur avec des buissons et des arbres sombres donnent, malgré le motif idyllique, une impression d'inquiétude au tableau." (Ingo F. Walther).

 

 

(Bibliographie : Van Gogh par Ingo F. Walther (édition originale : Benedikt Taschen, 1987. Traduction française : Catherine Jumel).

 

 

(Écrit par Améthyste)

 

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                        Chaumes de Cordeville (1890) par Vincent Van Gogh.

                                         (Musée d'Orsay, Paris)

 

19/01/2017

TROIS TABLEAUX DE VAN GOGH

 

À la lecture de cette originale description de trois tableaux de Vincent Van Gogh, il n'est pas nécessaire d'être un grand connaisseur de son œuvre pour découvrir les titres des toiles dont Georges Arnaud propose au lecteur une version très personnelle.

 

"... devant le visage triste et un peu fade d'un homme plus très jeune, coiffé d'une casquette molle, les yeux vagues sous des sourcils tombants, accoudé à une table où il y avait des livres et des fleurs ; devant une église lourde, à croupetons dans l'herbe, peinte en couleur de fête foraine au mois d'août, qui, peut-être à cause de ça, du ciel outremer surtout, où elle se découpait, peut-être à cause d'une certaine désinvolture dans le trait, le fit penser à un Dufy ; enfin, tout vert amande, et le fond aussi était vert, ce portrait d'un homme roux, tracé en pâte lourde par un pinceau frémissant et sage. Noyées dans ce torrent de forces vertes dont les tourbillons se rangeaient à des lois qui, en définitive, étaient celles de l'ordre même, des touches d'un bleu fin, de l'outremer à l'ardoise, des lumières un peu roses et deux ou trois traits d'un rouge exquis pour les lèvres révélaient une délicatesse proche de la préciosité. Le vert liait tout, jusqu'au blanc des yeux qu'il imprégnait. C'était un enchaînement de tours de force que le peintre n'avait pas délibérément recherchés, mais qui avaient été ses moyens naturels d'expression, les seuls possibles. Rendu par des procédés d'une extrême audace, l'effet était d'un sévère classicisme. C'était sans âge, d'hier ou aussi d'un autre siècle, pas forcément passé."

 


(Bibliographie : Lumière de soufre par Georges Arnaud. René Julliard, 1952).

 

(Écrit par Améthyste)

 

 

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 Portrait du Dr Gachet (1890) (première version) par Vincent Van Gogh

                                                      (Collection privée)

 

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                     L'Église d'Auvers-sur-Oise (1890) par Van Gogh

                                                    (Musée d'Orsay, Paris)

 

 

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                               Autoportrait par Vincent Van Gogh

                                                        (Musée d'Orsay, Paris)