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05/05/2016

"LA VIE DE L'HUMANITE" DE GUSTAVE MOREAU

Gustave Moreau a conçu une de ses œuvres, mélange du sacré et du profane, La Vie de l'Humanité (1879-1886) comme un polyptique composé de neuf panneaux sur bois, sur trois rangs, et d'un frontispice en demi-cercle.

 



Il s'inspira des Travaux et les Jours du poète Hésiode (VIIIe siècle av. J.-C.) et de la tradition biblique. Les trois panneaux supérieurs sont dédiés à l'âge d'or personnifié par Adam. Ils représentent l'enfance et sa pureté. Les trois panneaux suivants sont consacrés à l'âge d'argent : la jeunesse incarnée par Orphée, la jeunesse avec ses idéaux poétiques et douloureux. Les panneaux du bas concernent l'âge de fer, avec Caïn. C'est la maturité avec ses souffrances et enfin la mort.

 


"L'âge d'or, l'âge d'argent, l'âge de fer. J'ai symbolisé", disait Gustave Moreau, "ces différents âges en les divisant chacun en des compositions représentant les trois phases du jour : le matin, le midi, le soir."

Ce polyptique est au Musée Gustave Moreau, à Paris.
(Bibliographie : Symbolisme de Pierre-Louis Mathieu. Éditions d'Art Albert Skira, Genève).


 

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             La Vie de l'Humanité (1879-1886) de Gustave Moreau.

22/04/2016

"L'OEIL DU SILENCE" DE MAX ERNST

Max Ernst, un peintre allemand, naturalisé américain, puis français, nous séduit par une mythologie n'appartenant qu'à lui. La dimension cosmique de son œuvre est attirante. Il peint souvent la nature, la forêt, l'oiseau, la lune. Il est secret et taquin. Son autobiographie ne porte-t-elle pas le sous-titre : "Tissu de vérité et tissu de mensonges" ?

 


Max Ernst poursuit des études de lettres à l'université de Bonn et s'intéresse à l'histoire de l'art, à la psychologie, à la psychiatrie.

 


Le tableau L'Œil du silence, réalisé en 1943-1944, attire et effraye à la fois par ses volumes inquiétants dominant une femme, dans un coin... minuscule.

 

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                         L'Œil du silence (1943-1944) de Max Ernst. 

 

14/04/2016

"FATA ALASKA" DE WOLFGANG PAALEN

Lorsque l'on regarde Fata Alaska (Fée Alaska, 1937) de Wolfgang Paalen, un peintre surréaliste autrichien, on voit des cathédrales de glace émergeant d'un tapis immaculé qui recouvre un marécage où un enchevêtrement de plantes et d'algues rampe.


Solennels, les blocs effilés se dressent bien haut, loin de la fange verdâtre. Majestueuses, pures, les cathédrales se découpent dans un ciel aux nombreuses nuances. La Fée Alaska, qui veille sur les Esquimaux mais aussi sur le peuple des Tlingits, Indiens établis principalement sur les îles de la Reine-Charlotte au Canada, fée invisible dans cette toile, semble pourtant laisser son empreinte bien au-dessus du marécage.

 

Wolfgang Paalen a-t-il voulu représenter le rêve idéal s'élevant loin des instincts de l'inconscient ?


 

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                      Fata Alaska (1937) de Wolfgang Paalen.

01/04/2016

"LE PONT" DE GUSTAVE COURBET

Gustave Courbet, parfois, recherchait le scandale. Peut-être l'attirait-il parce qu'il restait énigmatique sur sa vision de l'esthétique quand il concevait une œuvre provocante.

 


Mais lorsqu'il réalisa "le Pont", où fusionnent harmonieusement la beauté sauvage de la Nature, avec ses cascades, ses eaux translucides dont il nous semble percevoir les bruissants bouillonnements, sa végétation frémissante,  ses zones d'ombre, de mystère, et l'ouvrage construit par l'homme, le pont qu'un personnage et sa monture franchissent paisiblement, pont massif et pourtant en accord avec ce site enchanteur, le peintre sut unir réalisme et idéalisme.

 


Gustave Courbet démontrait, là,  que réel et idéal peuvent être inséparables chez l'artiste. Peut-être son explication était-elle autre...


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"Le Pont" (vers 1864) de Gustave Courbet.

27/03/2016

"L'ATELIER DU PEINTRE" DE COURBET

Gustave Courbet (1819-1877), que l'on nomme souvent "le Maître d'Ornans" (Doubs), où il est né de parents propriétaires terriens, réalise en 1855 L'Atelier du peintre qu'il sous-titre Allégorie réelle déterminant une phase de sept années de ma vie artistique et morale.

 



Dans ce tableau figurent le théoricien politique Proudhon, considéré comme le fondateur de l'anarchisme (au fond, troisième personnage à droite du modèle), l'écrivain Champfleury, défenseur de l'esthétique réaliste (assis), et le poète Baudelaire lisant.

 

 

"Courbet, par l'accouplement hardi de ces deux mots incompatibles : allégorie réelle, a voulu signifier qu'il entendait présenter au public, sous une forme tangible, les idées auxquelles il a appliqué ses réflexions depuis 1848, et dont il a proposé des solutions ou des réalisations dans ses œuvres, en même temps que, par reconnaissance, il groupait autour de lui les amis qui l'ont soutenu et encouragé dans sa lutte pour faire triompher ses théories."

 


Le jury de l'Exposition universelle de 1855 refuse ce tableau et déclare qu'il faut arrêter à tout prix les tendances en art de Gustave Courbet, qui sont désastreuses pour l'art français.



Le peintre expose ses tableaux refusés dans un baraquement à proximité de l'Exposition. Une enseigne est placée sur la porte de sa "baraque" :

                                              "Le Réalisme
                                               G. Courbet
                             Exhibition de 40 tableaux de son œuvre.
                                        Prix d'entrée : 1 franc."  

 

(Bibliographie : Courbet par Georges Riat. Sirrocco, London, 2006. Confidential Concepts, worldwide, USA, 2006). 

 

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                   L'Atelier du peintre (1855) de Gustave Courbet
                                   (Musée d'Orsay, Paris).