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15/06/2017

"GORDALE SCAR" PAR JAMES WARD

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                                                     Gordale Scar par James Ward.



"Le romantisme a rêvé de visions titanesques où tout s'amplifie et se multiplie, dans une sorte d'ivresse de l'imagination et des hantises propres à un artiste" (René Huyghe, Académie française).


 

James Ward (1769-1859), peintre britannique, apprit tout d'abord la gravure avec son frère aîné William qui, par la suite, gravera une grande partie de l'œuvre de James.


 

Puis James Ward réalisa des portraits, des paysages dont Gordale Scar considéré comme l'un des chefs-d'œuvre de la peinture romantique britannique. Il aimait aussi peindre des animaux évoluant dans des sites étranges.


 

Ce tableau est à la Tate Gallery à Londres.

 

(Écrit par Améthyste)

 

08/06/2017

LE SYMBOLISME DE FERDINAND ROUCHTCHITZ

Voici Nec mergitur,  où un bateau fantastique, dont la proue ressemble à une gueule écarlate s'entrouvrant pour s'abreuver de vagues monstrueuses qui reflètent les voiles rougeoyantes,  symbolise le "Hollandais volant", le plus célèbre des vaisseaux fantômes, condamné à errer sur les océans pour l'éternité.

 

(Écrit par Améthyste)

 

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 Nec mergitur (1904-1905) par Ferdinand Rouchtchitz
       (Musée des Beaux-Arts de Lituanie).

01/06/2017

"LE FOU ERRANT" PAR JEROME BOSCH

Le Fou errant est l'un des épisodes du triptyque Le Char de foin créé par Jérôme Bosch. Les volets fermés de l'œuvre comportent cet aliéné vagabond.


En réalisant Le Char de foin qui date de sa "période de maturité", entre 1485-1490 et le début du XVIe siècle, Jérôme Bosch peint, par la représentation du cortège qui accompagne le char, la marche de l'humanité traversant, jusqu'à sa perte fatale, la folie des délices de la vie terrestre.



Le Fou errant, un vagabond au visage inquiet, vêtu de loques, sa hotte maintenue sur son dos par une bandoulière lui enserrant le buste, un bâton à la main, va s'engager sur un petit pont.

 

"Son vêtement, sa démarche, le chien qui le menace sont conformes à l'iconographie traditionnelle du "mat", le fou du jeu de tarots. Il figure l'homme traversant le monde sans souci du sort de son âme, dans une inconscience semblable à celle de la folie. Dans ce paysage presque monochrome où seuls les fonds apportent une note bleue, on voit les traces du mal dont il est le théâtre : ossements dépouillés de leur chair par les oiseaux, voleurs détroussant un passant, danseurs s'abandonnant aux rythmes de l'obscène cornemuse, au loin le gibet." (J. Combe).


Ce triptyque a appartenu aux collections du roi d'Espagne Philippe II.

(Bibliographie : Jérôme Bosch. Tisné, éditeur - Amis des Arts, 1963).

 

(Écrit par Améthyste)

 

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                        Le Fou errant par Jérôme Bosch (Musée du Prado, Madrid).

 

25/05/2017

SORTILEGE PAR CHRISTIAN JOUGLA. CRITIQUE DE MARIE-CLAUDE CHARLES

Nous remercions vivement Marie-Claude Charles qui nous a aimablement adressé l'article suivant concernant Sortilège par Christian Jougla (Éditions La Clef d'Argent) :

 

 

"Dans son dernier roman, Sortilège, Christian Jougla fait de nombreuses références à d'illustres écrivains et poètes, d'Eugène Sue à Jean Rostand en passant par Gérard de Nerval, Baudelaire et bien d'autres maîtres de la littérature. J'imagine que la bibliothèque de notre écrivain viticulteur est aussi abondamment pourvue que celle de l'un de ses personnages, Galestre.

 

 

Les longues tirades des récits que Galestre réserve à son ami Jim Woodward me font penser aux monologues, où l'improvisation a la part belle, dont Christian Jougla use avec aisance dans ses pièces de théâtre, particulièrement dans le Crépuscule des vieux, mais aussi dans le Derby où Jim Woodward apparaît en amoureux transi.

 

 

Dans Sortilège, roman noir, lugubre à souhait, se croisent des personnages sombres, mystérieux, parfois hideux, en adéquation avec ce hameau du bout du monde où tout est désolation sous les assauts répétés du vent et de la neige. Le lecteur se trouve souvent transporté, comme au théâtre, dans un lieu fermé tel que la masure de Galestre ou l'auberge, avec quelques échappées empreintes de sorcellerie dans la forêt de Savergonde. Un parallèle pourrait parfois être évoqué entre certains passages de Harry Potter et Sortilège, notamment lorsque Jim Woodward se trouve face à des toiles d'araignées géantes et à leurs monstrueuses pensionnaires, ou encore, lors de sa fuite, quand il se heurte à d'énormes rats dans l'abri où il cherchait un refuge. Je pense qu'un réalisateur de films fantastiques découvrirait dans ce roman matière à inspiration...

 

 

Christian Jougla manie avec beaucoup de talent et une immense richesse de vocabulaire la langue de Molière. Il utilise à la perfection des termes peu usités et se dévoile dans ce nouveau livre tel qu'il est dans la vie en société : intarissable, exubérant, déclamant tant et si bien qu'on se perd parfois.

 

 

Une lectrice attentive mais aussi actrice décoratrice de ses dernières pièces de théâtre,

 

                                               Marie-Claude CHARLES"

  

(Présenté par Améthyste.)

17/05/2017

GAUGUIN ET LES ECRIVAINS

Madame Rachilde Vallette, l'épouse du fondateur du "Mercure de France", revue littéraire créée en 1889 par Alfred Vallette et des écrivains attachés au symbolisme, était une auteure prolifique dont les ouvrages faisaient scandale. Pour l'illustration de son livre Madame la Mort la commande fut passée à Paul Gauguin. Le peintre réussit à se glisser fort habilement dans l'esthétique symboliste, usant de traits allusifs, de sinuosités inquiétantes, d'atmosphères mystérieuses et troublantes.


Paul Gauguin fréquentait le Café Voltaire à Paris, où il rencontra Jean Moréas, Jules Renard, Verlaine, Henri de Régnier, Maurice Barrès et Paul Fort. Aux "mardis" de Mallarmé, il écoutait André Gide, Paul Valéry, Pierre Louÿs... Le peintre se sentait un peu étouffé dans "ce climat bourgeois [...] si éthéré dans le verbe." 


"André Gide, comme Flaubert quelque temps avant, accomplissait un voyage à travers la Bretagne, à ce rythme de lenteur propice à l'observation, à la véritable découverte du site, au pas du pèlerin, et, passant par le Pouldu, échoua dans l'auberge de Marie-Poupée occupée alors par Gauguin et ses amis.

À l'heure du repas il avait demandé à être servi en leur compagnie. "Ils montrèrent du reste que je ne les gênais guère, c'est-à-dire qu'ils ne se gênèrent point. Ils étaient tous trois pieds nus, débraillés superbement, au verbe sonore. Et, durant tout le dîner, je demeurai pantelant, gobant leurs propos, tourmenté du désir de leur parler, de me faire connaître, de les connaître et de dire à ce grand à l'œil clair que ce motif qu'il chantait à tue-tête, et que les autres reprenaient en chœur, n'était pas de Massenet, comme il le croyait, mais de Bizet. Je retrouvais l'un d'eux plus tard chez Mallarmé : c'était Gauguin"."

 

(Bibliographie : Paul Gauguin par Jean-Jacques Lévêque. ACR Édition, 2003).

 

(Écrit par Améthyste)

 

 

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                                Madame la Mort par Paul Gauguin.