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21/03/2019

LA "CASA VICENS" D'ANTONI GAUDI

La "Casa Vicens" (1883-1888), au n° 24 de la Calle des Carolines à Barcelone, est une réalisation du grand architecte et sculpteur Antoni Gaudí. Cette résidence d'été lui fut commandée par un fabricant de briques et carrelages alors qu'il venait tout juste d'obtenir son diplôme d'architecte.

 


Il créa un bâtiment alliant la tradition bourgeoise espagnole et la tradition persane, semble-t-il. Pour les murs, il utilisa une pierre naturelle ocre, la brique nue et surtout de nombreux carreaux de céramiques multicolores. Beaucoup de ces carreaux sont ornés d'œillets d'Inde d'un orange lumineux. Gaudí était un génie de la recherche ornementale et il a pourvu les façades de la Casa Vicens d'une décoration luxuriante.

 


Le visiteur qui entre dans une petite pièce du premier étage, et lève les yeux au plafond, s'exclame en apercevant un ciel bleu, quelques nuages, et une multitude d'oiseaux qui volent gaiement... C'est une coupole en trompe-l'œil, une décoration du plafond habituelle depuis l'époque baroque.

 

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                                       La "Casa Vicens" d'Antoni Gaudí.

   

14/03/2019

"ENLEVEMENT DE PROSERPINE" PAR GIRARDON

Le thème mythologique de l'enlèvement de Proserpine par Pluton inspira sculpteurs et peintres.

 



François Girardon (1628-1715) dirigea l'équipe de sculpteurs travaillant à Versailles et y réalisa, outre "Apollon servi par les nymphes", "L'Hiver" et les bas-reliefs du bassin des Nymphes, "L'Enlèvement de Proserpine".

 



Le dieu des enfers, Pluton, qui régnait sur le monde souterrain, en sortit une seule fois afin de procéder au rapt de Proserpine qu'il épousa.

 



Trois personnages figurent dans ce groupe en marbre où se détache le corps de Pluton, doté d'une puissante musculature. Le dieu des enfers enlace, en la soulevant du sol, Proserpine, déesse de la germination des plantes, qui tend ses bras, au-dessus de la tête de son ravisseur, vers les cieux en un geste implorant. À leurs pieds, une nymphe, surprise cueillant des fleurs en compagnie de la déesse, tente en vain de la retenir.

 

 

Une épreuve en bronze patiné se trouve au Musée des Beaux-Arts à Strasbourg.

 

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                   Enlèvement de Proserpine (fin du XVIIe siècle)

                                    par François Girardon.        

07/03/2019

CEZANNE ET SES POMMES DANS UN CERISIER

Paul Cézanne s'emportait facilement et passait quelques-unes de ses colères sur ses toiles qu'il perçait à coups de couteau à palette. Son fils, alors qu'il était tout enfant, participait gaiement à cette destruction.

 


"Il y faisait des trous, à la grande joie de son père : - "Le fils a ouvert les fenêtres et les cheminées; il voit bien, le petit bougre, que c'est une maison !"

 

Dans son entourage, on avait un tel respect pour le peintre, que lorsqu'il laissait dans le jardin, ou jetait sur le poussier, dans son atelier, une toile lacérée, on veillait à ce qu'elle fût mise au feu. Aussi peut-on citer comme un cas unique le sauvetage d'une Nature morte que Cézanne avait jetée par la fenêtre et qui resta longtemps accrochée à la branche d'un cerisier. Comme on avait vu Cézanne rôder autour de l'arbre, armé d'une gaule, on pensa qu'il avait l'intention de "reprendre" son tableau, et l'on se garda d'y toucher.

 

J'assistai au décrochage de la toile. Je me promenais dans le jardin avec Cézanne et son fils; le peintre, qui marchait à quelques pas en avant, la tête un peu inclinée, se retourna tout à coup, et s'adressant à son enfant : "Fils, il faudrait décrocher les Pommes. J'essaierai de pousser cette étude !" (Ambroise Vollard).

 

(Bibliographie : En écoutant Cézanne, Degas, Renoir par Ambroise Vollard. Préface de Maurice Rheims de l'Académie française. Éditions Bernard Grasset, 1938).


 

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 Nature morte aux pommes et aux oranges (1895-1900) par Paul Cézanne.

Une autre nature morte "Rideau, cruchon et compotier" a atteint cinquante-deux millions d'euros dans une vente aux enchères, en 1999.



Mais voici d'autres fruits, peut-être défendus ceux-là...

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                               Baigneuses (1874-1875) par Paul Cézanne.

 

28/02/2019

EDGAR DEGAS, LE PERFECTIONNISTE

Edgar Degas n'appréciait pas que l'on changeât les cadres de ses œuvres, pas plus qu'il n'aimait laisser sortir ses toiles de son atelier car il désirait toujours "arranger" un détail.

 


"Une fois, entre autres, invité à dîner chez un de ses vieux amis, il ne dépassa pas l'antichambre, ayant aperçu, dès l'entrée, un de ses tableaux dans un cadre d'or. Degas avait décroché le tableau. Avec une pièce de deux sous, il souleva les pointes qui retenaient au cadre la toile et l'emporta sous son bras. [...] On ne le revit plus jamais."

 


Une de ses relations, M. Rouart, qui n'ignorait pas que Degas voulait toujours "reprendre un détail dans ses œuvres, même les plus travaillées, avait jugé prudent d'attacher ses fameuses Danseuses par une chaîne au mur.
- Dites donc, Rouart, il y a là ce pied... Avec une toute petite retouche...
Mais l'autre n'avait nulle inquiétude, sûr de la solidité de la chaîne."

 

(Bibliographie : En écoutant Cézanne, Degas, Renoir par Ambroise Vollard. Préface de Maurice Rheims de l'Académie française. Éditions Bernard Grasset, 1938).

 

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                         L'École de danse (1879-1880) par Edgar Degas.

 

21/02/2019

MARY CASSATT EN TOUTE MODESTIE

Ambroise Vollard, dans Souvenirs d'un marchand de tableaux, écrit que Mary Cassatt, peintre et graveur, n'aimait pas mettre ses propres œuvres en valeur dans le monde.

 

"Dans une exposition impressionniste où Mary Cassatt prenait véhémentement partie pour ses camarades :
- Mais, dit quelqu'un, s'adressant à Mary Cassatt sans savoir à qui il parlait, parmi tous ceux que vous citez, vous oubliez un peintre que Degas place très haut...
- Qui donc ? fit-elle, très étonnée.
- C'est Mary Cassatt.
Sans fausse modestie, très naturellement, elle eut cette exclamation :
- Ah bah !
- Ça doit être une femme-peintre ; elle est jalouse, murmura l'autre en s'en allant."

 

(Bibliographie : Mary Cassatt par Jay Roudebush. Traduit de l'américain par Marie-Hélène Agüeros. Flammarion, 1980).

 

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                                   Jeune Femme lisant par Mary Cassatt.