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30/01/2015

"LE PONT DE MAINCY" DE CEZANNE

Paul Cézanne vient de voir, une fois encore, ses toiles refusées au Salon. Il quitte Paris pour s'installer quelque temps à Melun. Dans un bois tout proche où il éprouve une impression d'intemporalité rassurante, il aime s'arrêter près d'un pont sous lequel dort une eau paisible entre des rives bordées d'arbres qui lui paraissent immuables.

 


Ce paysage tranquille convient au tempérament de Cézanne qui va peindre un tableau d'une rare fraîcheur : "le Pont de Maincy" (1879). L'équilibre de l'espace et des formes est saisissant. La facture directe, composée de hachures en biais, semble inspirée des dessins de Pissarro. Reproduire la réalité ne suffit pas à Cézanne, il la recrée. "Dans la peinture, il y a deux choses : l'œil et le cerveau", dit-il, "tous deux doivent s'entraider."

 

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 "Le Pont de Maincy" de Paul Cézanne.

  

23/01/2015

"LA SIBYLLE LIBYENNE" DE MICHEL-ANGE

Les fresques somptueuses peintes sur la voûte de la Chapelle Sixtine, dans la Cité du Vatican, par Michel-Ange ne peuvent que confirmer, s'il en était besoin, son exigence de la perfection, la multiplicité de ses dons artistiques et le travail acharné qui firent de ce peintre, sculpteur, architecte et poète, la personnification du génie.

 


"La Sibylle libyenne" (XVIe siècle) est la dernière des douze "voyants" peints par Michel-Ange dans la Chapelle Sixtine. La Sibylle, surprise reposant son énorme livre sur une étagère placée derrière elle et délimitée par des pilastres décorés selon le goût antique, laisse admirer la musculature, parfaitement étudiée par Michel-Ange, de son dos et de ses bras nus. Elle semble être en position instable, s'appuyant sur la pointe des pieds pour maintenir son équilibre, et l'on aperçoit, sous les voiles de ses tuniques, le galbe de ses jambes.

 


Michel-Ange prouve encore, avec ce chef-d'œuvre, qu'il possède la maîtrise des connaissances anatomiques à leur plus haut degré.

 

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                           "La Sibylle libyenne" de Michel-Ange.

21/11/2014

"L'ORAGE" D'YVES TANGUY

Une nuit très, très sombre, traversée de fulgurances, conçue par Yves Tanguy, peintre surréaliste du XXe siècle.

 


Femme, enfant, oiseau, flèches scintillantes plongent dans l'eau tout aussi sombre après avoir traversé un enfer de ciels bouleversés, et vont rejoindre poissons étranges, crustacés crachant des flammes gris argent.

 


Une magnifique toile réalisée en 1926.

 

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"L'Orage" d'Yves Tanguy.

08/11/2014

"LA LISEUSE" : DE FRAGONARD, FANTIN-LATOUR, RENOIR, MONET

Plusieurs grands peintres immortalisèrent la Femme lisant. Voici quelques-uns de ces tableaux, tous intitulés : "La Liseuse".

 


De Jean-Honoré Fragonard : une jeune fille distinguée, traits presque enfantins encore, robe jaune et jabot blanc, lit appuyée sur de moelleux coussins (1772).

 

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                            "La Liseuse" (1772) de Fragonard.

 


De Henri Fantin-Latour : une jeune femme sage (l'une des sœurs du peintre lui servit de modèle), maintien et tenue austères, vêtue de noir. Son col blanc et le livre qu'elle tient apportent les seules nuances claires du tableau (1861).

 

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"La Liseuse" (1861) de Henri Fantin-Latour.

 

 
D'Auguste Renoir : une jeune femme blonde, visage rond et bouche sensuelle, chevelure coiffée en chignon (1874).

 

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                          "La Liseuse" (1874) d'Auguste Renoir.

 


De Claude Monet : d'une grande élégance, elle est assise dans l'herbe, adossée à un arbre, son charmant visage d'une finesse extrême penché sur un livre posé sur sa robe largement déployée autour d'elle (1872).

 

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 "La Liseuse" (1872) de Claude Monet. 

 

20/09/2014

"ROGER ET ANGELIQUE" D'INGRES

Au début du XIXe siècle, le préromantisme remit à l'honneur les tumultueuses passions du "Roland furieux" de l'Arioste, un poème épique publié au XVIe siècle, où Roland, dédaigné par Angélique, est atteint de folie amoureuse.

 



Ingres s'inspira de ce poème pour son tableau : "Roger et Angélique" (1819) où il renouait avec des préoccupations purement plastiques. Cette toile fut acquise par Louis XVIII.

 



Le cavalier libérateur, Roger, grimpé sur l'hippogriffe, animal fabuleux, moitié cheval, moitié griffon, découvre Angélique nue, enchaînée aux rochers glacés de l'île des Pleurs et livrée en pâture aux monstres marins mais aussi aux regards de son sauveur. Armé d'une lance, Roger combat un des monstres marins et détourne ses yeux de la belle captive.

 


"La spirale ramassée de Roger et de l'hippogriffe donne toute sa valeur à l'arabesque du corps d'Angélique." Le public du Salon de 1819, moins sensible au dessin qu'à la couleur, critiqua les tons trop violacés à son goût...

 

Ce tableau est au Musée du Louvre à Paris.

(Bibliographie : L'Aventure de l'Art au XIXe siècle sous la direction de Jean-Louis Ferrier avec la collaboration de Sophie Monneret, Éditions du Chêne, 1991).


 

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         "Roger et Angélique" (1819) de Jean Auguste Dominique Ingres.