Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

07/12/2013

"L'ERMITE" DE MIKHAIL NESTEROV

L'œuvre de Mikhaïl Vassilievitch Nestérov (1862-1942), peintre russe, a pour point de départ la légende, le mythe d'un pays imaginaire.

 


"L'Ermite", Sage courbé par les ans, avance à petits pas, seul être vivant dans un paysage désolé, aux herbes desséchées. Derrière ce personnage que rien ne semble pouvoir arrêter dans sa lente progression, l'eau stagne, reflétant de maigres végétaux. 

 


Le vieil homme, par la force de sa pensée, par l'intensité de sa méditation, emplit d'une vie surprenante ce décor qui, sans cette présence humaine, paraîtrait dépourvu d'âme.

 

 

mikhaïl nesterov,l'ermite,vieillard,peintre russe,mythe

 
"L'Ermite" (1889) de Mikhaïl Nestérov
      (Galerie Trétiakov, Moscou).

30/11/2013

JEROME BOSCH

Jérôme Bosch (vers 1450-1516) est un peintre brabançon, issu d'une famille de peintres. Il commence à travailler sous le signe du gothique international.


Il peint à l'huile sur panneaux et ses premières œuvres dénotent une puissante vigueur. À sa maturité apparaissent une nouvelle gamme chromatique, des plans juxtaposés verticalement, des touches audacieuses, comme dans "la Nef des fous".


Vers 1500, il compose des triptyques, tels "le Chariot de foin", "le Jardin des délices", "la Tentation de saint Antoine"... À travers ses toiles faisant appel à l'alchimie, à la magie, au mystique, aux diableries et farces, se révèle la lutte du Bien et du Mal qui exprime tout le malaise de cette fin du Moyen Âge.

  

jerôme bosch,peintre,gothique international,triptyques

 

                                      "La Nef des fous" (vers 1500) de Jérôme Bosch.

  

02/11/2013

"ALLEGORIE DE LA FORTUNE AILEE" D'A. PREVITALI

Les créatures fantastiques ont souvent inspiré les peintres. Parmi elles, les Harpies, monstres mythiques à tête de femme et corps d'oiseau rapace, sont la figure allégorique de l'Avarice. Divinités grecques, filles de Thaumas et d'Électre, les Harpies étaient trois sœurs représentées comme des femmes ailées, méchantes, pourvues de serres.


Dans ce tableau d'Andrea Previtali, la Harpie a les yeux couverts d'un bandeau et tient un pichet dans chacune de ses mains, allégorie de la Fortune changeante.

(Bibliographie : La Nature et ses symboles de Lucia Impelluso. Mondadori Electa, Milan, 2003).

 

previtali,allégorie de la fortune ailée,harpie,avarice

   

                 "Allégorie de la Fortune ailée" (vers 1490) d'Andrea Previtali.

                                                                           

26/10/2013

LES FRERES LIMBOURG, PEINTRES ET MINIATURISTES

Pol, Herman et Jean de Limbourg, trois frères peintres néerlandais du début du XVe siècle, travaillèrent, en 1402, pour Philippe II le Hardi, duc de Bourgogne.


Ils entrèrent peu après dans la maison de Jean de Berry comme miniaturistes pour les Belles Heures du duc. De 1413 à 1416, soit jusqu'à l'année où tous les trois moururent, ils conçurent la plus grande partie des Très Riches Heures du duc de Berry.



Cette œuvre unique en son temps demandait une grande connaissance de la peinture italienne et une observation très précise du réel se transformant en un éblouissant style gothique international.

 

 

frères limbourg,très riches heures du duc de berry,peintres,miniaturistes

  

                                             
                  Miniature des Très Riches Heures du duc de Berry (1413-1416)

                                  "Janvier" par les frères Limbourg.

 



Voici d'autres miniatures des frères Limbourg :

 

frères limbourg,très riches heures du duc de berry,peintres,miniaturistes


                                                                

                               "Février" par les frères Limbourg. 

 

 

frères limbourg,très riches heures du duc de berry,peintres,miniaturistes


 

          "Les Très Riches Heures du duc de Berry. Août" par les frères Limbourg.

 

12/10/2013

OEDIPE ET LE SPHINX DE GUSTAVE MOREAU

Le Sphinx est souvent représenté par un lion, parfois ailé, avec une tête et un buste de femme. Il fut envoyé au peuple de Thèbes par la déesse Héra pour punir les Thébains d'un amour coupable de leur roi, Laïos. Le monstre, perché sur un rocher aux portes de la ville, posait des énigmes aux voyageurs qui, incapables de lui répondre, étaient dévorés sur-le-champ.


Œdipe, fils de Laïos et de Jocaste, pour que soit démentie la prédiction d'un oracle révélant qu'il tuerait son père et épouserait sa mère, quitta un temps sa patrie mais il ne pourra échapper à son destin.


Revenu à Thèbes, il dut répondre à cette question du Sphinx : "Quel est l'animal qui a quatre pattes le matin, deux à midi et trois le soir ?" Œdipe dit qu'il s'agissait de l'homme, de sa naissance à sa vieillesse. Le Sphinx se tua.


 

Œdipe inspira Sophocle, Aristote, Sénèque, Dryden, Corneille, Voltaire, Gide, Cocteau et Robbe-Grillet. La scène mythologique du Shinx questionnant Œdipe fut représentée par Gustave Moreau ("Œdipe et le Sphinx", 1864 ; "Œdipe voyageur", 1888...).

 

oedipe,sphinx,gustave moreau,peintre,thèbes,héra

                                                  

                     "Œdipe et le Sphinx" (1864) de Gustave Moreau.