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23/08/2012

"LE DELUGE" DE MICHEL-ANGE

Michel-Ange (1475-1564), génie artistique, peintre, sculpteur, architecte et poète, fils d'un modeste fonctionnaire de la petite noblesse florentine nommé podestat, c'est-à-dire premier magistrat, d'Arezzo, en Toscane, aurait pu suivre le parcours de ses frères qui se sont orientés vers le domaine du commerce de la soie. Mais la mort de sa mère, lorsqu'il a six ans, le transforme en "enfant difficile, taciturne, acariâtre et insolent".

 

 


Placé dans une famille de tailleur de pierre, il apprend à extraire des blocs dans la carrière voisine. Plus tard il déclarera que cette expérience est à l'origine de son art. L'enfant est d'une grande intelligence et d'une extrême sensibilité. Son père l'envoie étudier auprès de Francesco d'Urbino, fin grammairien, qui "lui permet de s'ouvrir à la beauté des arts de la Renaissance."

  

Michelangelo entre à treize ans dans l'atelier de Domenico Ghirlandaio, peintre très doué pour les fresques, où il apprendra le dessin et la peinture. Ghirlandaio découvre rapidement que son élève et apprenti est un "génie en herbe."

 

   
(Bibliographie : Michel-Ange par Eugène Müntz. Sirrocco, Londres, UK édition française, 2006).

 


Voici "Le Déluge", deuxième panneau de la voûte de la Chapelle Sixtine, dans la Cité du Vatican, où l'on voit, en arrière-plan, les personnages qui ont pris place dans l'arche de Noé, le vaisseau que Yahvé lui ordonna de construire. D'autres hommes, femmes et enfants nus, épouvantés, épuisés, se pressent dans de périlleuses embarcations, s'entraidant, se soutenant.

 


La sobriété du spectacle des arbres dénudés, de la terre ravagée par cet inexorable déluge renforce la vision cauchemardesque de ces groupes d'êtres humains hésitant entre effroi et espérance face au cataclysme auquel ils ont survécu.

 

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                               "Le Déluge" (1508-1512) de Michel-Ange.

 

"LE CHATEAU DES PYRENEES" DE MAGRITTE

René Magritte (1898-1967) est un peintre belge dont l'œuvre est d'une extrême singularité. Il réalise sa première toile surréaliste à vingt-sept ans et, malgré ses rapports orageux avec le groupe surréaliste français, il participe à toutes ses grandes expositions.

 


Il admire De Chirico, Duchamp, Picabia et Max Ernst, mais opte pour une manière très personnelle et étrange d'ouvrir les portes de l'imaginaire grâce à ses suggestions visionnaires bien particulières.

 


Dans "le Château des Pyrénées", où l'espace est envahi irrationnellement, un gigantesque bloc rocheux, surmonté d'un château fort, est immobilisé dans les airs entre un ciel azuré parsemé de nuages immaculés et une mer dont les vagues reflètent les nuances grises de la roche. Quel choc éprouve-t-on lorsque l'on regarde cette belle œuvre surréaliste !

 


"... Le Château des Pyrénées (1959), formidable peinture où le génie de Magritte s'affirme de la façon la plus éclatante - et bien qu'il s'agisse d'un tableau peint dans un camaïeu de gris et de bleus. On sait que le titre en est emprunté à un célèbre "roman noir" d'Ann Radcliffe - et par ailleurs, on pense aussi aux "châteaux en Espagne" que nous construisons dans notre seule imagination. Mais le miracle, ici, c'est que cette énorme pierre couronnée d'un château fort et flottant au-dessus de la mer ne nous étonne pas - ou que, plus exactement, à peine l'avons-nous vue, nous trouvons que c'est une chose toute naturelle puisque Magritte nous y fait croire. En d'autres termes, lorsque nous voyons Le Château des Pyrénées, nous sommes soudain de plain-pied avec le "mystère"."

 

Il s'agit d'une huile sur toile de 200 x 140,5 cm, qui appartenait à  Harry Torczyner. Il fit "don de l'oeuvre à Jérusalem où elle se trouve actuellement dans la collection de l'Israel Museum" (précision apportée par Richard Lejeune. Voir les commentaires).

 

(Bibliographie : . Magritte de José Pierre. Éditions Aimery Somogy

                     . L'Univers surréaliste de José Pierre, Éditions Aimery Somogy, Paris, 1983).

 

 

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                                "Le Château des Pyrénées" (1959) de René Magritte.

 

 

             

17/08/2012

"TEMPETE, COTE DE BELLE-ILE" DE MONET

Claude Monet, face à la Nature dont il fait son "atelier", n'est pas seulement le peintre de paysages idylliques, de jardins mystérieux et paisibles, de sites emplis de quiétude, lieux de promenade de belles dames sereines.

 



Parfois, il affronte la Nature et ses éléments déchaînés hurlant leur colère comme dans cette composition d'une rare intensité où la mer houleuse, sous des cieux assombris, se fracasse sur les rochers.

 

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                   "Tempête, côte de Belle-Île" de Claude Monet.

"LA FALAISE A DIEPPE" DE CLAUDE MONET

Claude Monet choisit une touche rugueuse pour peindre cette falaise impressionnante, terrifiante même, qui surplombe une mer calme. L'à-pic agresse le regard, provoque l'effroi, tandis que des personnages grimpent paisiblement jusqu'au sommet.

 


Une toile emplie de contrastes où les fureurs marines et océanes chères à Claude Monet se sont apaisées pour céder la place à la hautaine provocation de la falaise.

 



"Dans le même temps, par la liberté et la force de la facture picturale, on est tenté d'y voir une prémonition d'une peinture de caractère, exaltée chez les Fauves, reprise en compte par l'abstraction lyrique."

 

(Bibliographie : Claude Monet par Jean-Jacques Lévêque. ACR Édition, 2004).

 

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                            "La Falaise à Dieppe" de Claude Monet.


13/08/2012

"LEDA ET LE CYGNE" DU CORREGE

Que de tribulations subit ce tableau du Corrège (Antonio Allegri), peintre italien du XVIe siècle qui porta le nom de sa ville natale, Correggio ! "Léda et le Cygne" connut l'Italie, l'Espagne, la Suède, puis parvint entre les mains de Philippe d'Orléans.

 


Louis, fils de Philippe d'Orléans, s'empressa de faire découper cette toile et donna l'ordre de détruire tout particulièrement la tête de Léda. La tête de la belle mortelle fut entièrement repeinte par Charles Coypel, ce qui permit à cette toile de rester une des plus séduisantes œuvres du Corrège.

 

 

Léda, épouse du roi de Sparte, fut aimée de Zeus métamorphosé en cygne afin de la séduire. Elle mit au monde des œufs d'où surgirent deux couples de jumeaux : Castor et Pollux, Hélène et Clytemnestre.

 


Le Corrège apporta de l'érotisme à ce thème mythologique avec Léda et ses compagnes nues au sortir d'un bain dans un étang de la forêt. Tout est d'une grâce exquise.

 


Ce tableau est au Kaiser-Friedrich Museum, à Berlin.

 

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"Léda et le Cygne" du Corrège.