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22/09/2012

"L'ATELIER..." DE FREDERIC BAZILLE

"L'Atelier de la rue La Condamine" (1870) de Frédéric Bazille

 


Frédéric Bazille s'installe dans son nouvel atelier des Batignolles. La toile "L'Atelier de la rue La Condamine" (pré-impressionnisme) est étonnante à plus d'un titre.

 

Le peintre a réuni cinq de ses amis : Manet, Monet, Renoir, Edmond Maître, et une autre personne que certaines sources disent être Zacharie Astruc, le critique d'art, peintre, sculpteur et poète, et d'autres sources Emile Zola.

   

Au centre, Bazille, palette à la main, - l'artiste a lui-même été peint, ici, par Manet - présente une oeuvre à deux de ses amis qui semblent la commenter. À droite, Edmond Maître est assis au piano. À l'opposé, l'un des invités a gravi quelques marches et, de ce piédestal improvisé, converse avec un autre personnage, assis sur une table.

 

 
Une autre originalité de cette toile : sur les murs, Bazille a peint des tableaux refusés au Salon, dont une de ses propres toiles, "Le Pêcheur à l'épervier", en haut à gauche, et aussi "La Toilette" de Manet (au-dessus du divan).

 

  

L'immense baie, à demi cachée par une tenture, laisse pénétrer une clarté qui baigne agréablement la partie gauche de la salle. Au premier plan, un poêle à la tuyauterie biscornue s'évertue à réchauffer les personnages devisant amicalement dans ce vaste atelier. Il me semble même percevoir les notes chaleureuses du morceau de musique qu'offre le pianiste...

 

(Écrit par Améthyste)

 

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                "L'Atelier de la rue La Condamine" de Frédéric Bazille

                                  (Musée d'Orsay, Paris)

19/09/2012

"IMPRESSION, SOLEIL LEVANT" DE CLAUDE MONET

Au Havre, en 1872. Claude Monet peint de sa fenêtre une marine où tout est esquissé à grandes touches. La barque au premier plan et le soleil se reflétant dans l'eau expriment bien l'atmosphère du grand port avec ses cheminées d'usines et les mâts de ses bateaux.  Cette toile s'intitulera : "Impression, soleil levant".

 



Deux ans plus tard, de jeunes peintres, dont Monet, sont refusés au Salon officiel et l'atelier du photographe Nadar leur ouvre ses portes.

 



Le critique Louis Leroy ironise en examinant le tableau de Monet : "Que représente cette toile ? Impression ! Impression, j'en étais sûr. Je me disais aussi puisque je suis impressionné, il doit y avoir de l'impression là-dedans... Le papier peint à l'état embryonnaire est encore plus fait que cette marine-là..."

 



Le terme mouvement impressionniste est né. Le critique Leroy déclare sans vergogne en être le parrain.

 

(Écrit par Améthyste) 

  

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                 "Impression, soleil levant" (1872) de Claude Monet.

 

18/09/2012

"LE PONT DU DIABLE" DE WILLIAM TURNER

William Turner, peintre britannique du XIXe siècle, était un artiste visionnaire qui influença les romantiques français et les impressionnistes.

 



Le Pont du Diable, une minuscule passerelle jetée sur le défilé du Saint-Gothard, dans les Alpes suisses, aux vertigineux à-pics entre des parois écrasantes, inspira une série d'œuvres saisissantes à William Turner.

 


Dans l'une d'elles, un déluge s'est abattu sur ce passage diabolique. Un torrent tumultueux transporte des troncs d'arbres, des branches brisées. Parfois, l'arc-en-ciel, si cher à John Constable ainsi qu'à Rubens, qui se pose sur les plates-formes rocheuses, apporte une note d'apaisement, de renouveau à ce spectacle désolé et pourtant magnifique avec ses nuances de sable, d'ocre et de rouille.

 


Voici une de ces toiles choisie dans cette série consacrée au passage du mont Saint-Gothard.

 

(Écrit par Améthyste)

 

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                        "Le Pont du Diable" de William Turner.

16/09/2012

"LA FIANCEE DU VENT" DE KOKOSCHKA

Oskar Kokoschka (1886-1980) est un peintre et écrivain autrichien, naturalisé anglais en 1947. Ses toiles, ainsi que son œuvre théâtrale, manifestent un expressionnisme angoissé, mais il apporte un éclat lumineux intense à ses paysages et à ses panoramas de ville.

 

Il réalise des portraits, déformant certains traits pour en souligner l'expression, et des compositions aux couleurs épaisses et rauques, comme "la Fiancée du vent".


"La Fiancée du vent" réunit un couple, "mais pour un chaotique et impossible amour, emporté dans les tourbillons d'une mer et d'un ciel orageux qui montrent une autre vision du cosmos. C'est Alma Mahler*, figure "démoniaque" de la sexualité viennoise qui est représentée [...] sur le tableau aux côtés du peintre, et qui en est l'inspiratrice..."

 

(Bibliographie : Klimt : Beethoven par Jean-Paul Bouillon. Éditions d'Art Albert Skira, Genève, 1986).

 

 


* Alma Mahler, alors mariée à l'architecte Walter Gropius (le premier mari d'Alma étant le compositeur Gustav Mahler), eut durant deux ans une liaison avec Oskar Kokoschka.

 

(Écrit par Améthyste)

 

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                            "La Fiancée du vent" (1914) d'Oskar Kokoschka
                                                               (Musée de Bâle).

                             

14/09/2012

"LA CATHEDRALE DE SALISBURY..." DE CONSTABLE

"La Cathédrale de Salisbury vue des prairies" de John Constable


La tempête s'éloigne dans un ciel empli de nuages allant du blanc le plus pur au gris bleuté. Un arc-en-ciel enjambe la Cathédrale de Salisbury et les prairies proches.


 

Pendant que les arbres redressent péniblement leurs frondaisons encore lourdes de l'orage récent, une charrette tirée par des chevaux traverse la rivière. Personnages et animaux ne s'occupent pas du peintre. Ils sont là, ils avancent péniblement sous un ciel métamorphosé.


John Constable, peintre anglais du XIXe siècle et chantre du paysage rural, semble avoir découvert les enchantements mouvants du ciel et des nuages.

 

(Écrit par Améthyste)



 

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 "La Cathédrale de Salisbury vue des prairies" par John Constable (1831)

                           (Collection privée. National Gallery, London).